«Nous n’avons pas l’intention d’être un supermarché de la plage », avertit d’emblée Georges Boustani, qui a développé le projet Lazy B en 2006 entre Jiyé et Damour, quelques jours avant le début de la guerre avec Israël. La plage, qui est pratiquement l’une des seules de la côte sans piscine, veut prendre le contre-pied des plages commerciales. Tout y est une histoire de famille : le terrain de 20 000 m2 appartient depuis plus d’un siècle à la famille Boustani, qui a également développé le Bamboo Bay en 1999 avant de louer le terrain. Georges Boustani gère la plage et sa mère Daisy a conçu toute l’architecture et la décoration. Le dénivelé de 20 mètres a été mis à profit pour créer une quarantaine de petites terrasses très espacées, dont la plupart se situent à proximité du gazon, le long de petits chemins. L’objectif est de créer une ambiance détendue : entre hamacs, chaises longues et matelas. La plage, longue de 100 mètres, se trouve au bord d’une grande crique avec trois bassins. « Nous disposons seulement de 500 m2 de construction, alors que notre terrain est bien plus vaste. Notre capacité se limite volontairement à 500 personnes », explique Boustani. Le Lazy B comporte aussi un petit bar et un restaurant géré par Larissa. Le droit d’accès est de 22 000 livres en semaine, de 25 000 livres le week-end et de 11 000 livres pour les enfants. Mais c’est surtout une clientèle de jeunes célibataires que la plage attire. L’investissement initial était d’environ 500 000 dollars, dont 200 000 dollars à travers un prêt Kafalat. « Depuis la saison 2008, nous avons commencé à faire des bénéfices avec 50 % de chiffre d’affaires en plus. Et 2009 s’annonce très favorable. Nous marchons bien, car nous avons trouvé une niche », affirme Georges Boustani.