La légère hausse (+5,2 %) du marché des voitures neuves au Liban est assurée par les voitures japonaises, qui bénéficient d’un rapport qualité/prix avantageux dans un contexte de crise internationale.
Elles enregistrent la plus forte progression, avec +12,3 % à fin août 2009, en progression annuelle, ce qui porte leur nombre à 10 648. Elles gagnent ainsi près de 3 % de parts de marché, pour représenter 49 % de toutes les ventes de voitures neuves. Nissan, qui totalise quasiment la moitié des ventes de ce segment, a notamment crû de 40 % grâce au succès continu de la Nissan Tiida. Toyota, deuxième plus grande marque du segment, progresse de 8,1 %, grâce à une politique commerciale très agressive au mois d’août.
Les européennes tirent leur épingle du jeu, malgré un taux euro-dollar défavorable. Elles croissent de 2,5 % à fin août 2009, grâce notamment à BMW, dont les ventes ont presque doublé par rapport à l’année dernière (+88,2 %) pour s’établir à 783 pièces vendues. « BMW a bénéficié du succès de la X6, qui s’est encore mieux vendue que ce à quoi nous nous attendions », explique Nagi Heneiné, directeur général commercial de Bassoul-Heneiné. Renault a également contribué à la croissance de ce segment, grâce à une augmentation de 25,6 % de ses ventes, dont une bonne partie est à destination des agences de location ; avec ses 1 083 voitures vendues, il se rapproche inexorablement du leader du groupe Peugeot, dont les ventes ont chuté de 30,3 % pour s’établir à 1 129. « Il s’agit là d’un cycle normal, les modèles que nous avons actuellement sont en fin de cycle, nous attendons les nouveaux modèles pour 2010 », explique Assad Dagher. Et Seat a enregistré la plus forte croissance (+121 %) parmi les européennes (hors luxe), grâce aux bons résultats de la Seat Ibiza et de la Seat Leon. De façon générale, la chute de Peugeot est compensée par la croissance de nombreuses marques qui ont des parts de marché moins importantes : les ventes de Porsche augmentent de 14,1 %, celles de Audi de 11,8 %, celles de Mercedes de 7,2 %, etc.
Les coréennes, après avoir bien démarré l’année, sont en très fort repli en août. Leur croissance annuelle est donc négative (-1,1 %). C’est Hyundai, qui représente 40,2 % du segment, qui le soutient, grâce à une progression de 22,5 % de ses ventes. Kia, qui est leader sur les coréennes, voit ses ventes chuter de 12,9 %. « L’année dernière, le succès de l’offre sur la Picanto avait tiré nos ventes vers le haut ; cette année, nous n’avons pas encore lancé nos nouveaux modèles, qui n’arrivent qu’en fin d’année », justifie Assad Dagher, PDG de Sofidal.
Les ventes de voitures américaines sont quant à elles, sans surprise, en baisse (-16,8 %) depuis l’année dernière. « Les clients ont eu un moment d’hésitation en début d’année, lorsque les géants américains ont eu recours au chapitre 11 de la loi des faillites », explique Samir Homsi, PDG d’Impex (Cadillac, Chevrolet, Hummer et Isuzu). Les américaines perdent ainsi 2 % de parts de marché, entièrement récupérées par les japonaises. Chevrolet et GMC, respectivement leader et second sur ce segment, chutent de 13 et 31 %. Chrysler, Ford et Hummer s’en sortent mieux, avec des croissances de plus de 35 %, mais leurs niveaux de vente respectifs restent inférieurs à 80 pièces, ce qui est insuffisant pour enrayer la chute totale du segment.