L’Arabie saoudite a obligé la Lebanese Broadcasting International (LBCI) à fermer ses bureaux de Djeddah et Riyad en août dernier pour la sanctionner d’avoir diffusé les confidences sexuelles de l’un de ses ressortissants.
L’émission par laquelle le scandale est arrivé, “Ligne rouge” (Ahmar bil khat el-areed), est un talk-show libanais qui traite de divers sujets de société du monde arabe ; par le passé, elle avait déjà provoqué des remous lorsqu’elle avait abordé le thème de l’homosexualité. Dans l’épisode qui a déclenché les foudres des autorités d’Arabie, un jeune Saoudien, Mazen Abdel Jawad, racontait comment il était possible de rentrer en contact avec le sexe opposé, ce qui est strictement interdit en Arabie.
La sanction prive la LBCI des revenus provenant des annonceurs saoudiens. La direction préfère ne pas commenter l’affaire. Mais des experts du secteur affirment que le manque à gagner est limité, car les annonceurs saoudiens sont secondaires par rapport aux annonceurs internationaux. La LBCI est, disent-ils, en mesure de remédier à cette baisse de revenus en accélérant le développement de ses activités de production, et nouveaux médias, et en se restructurant. Coïncidence du calendrier ou pas, le groupe a annoncé en octobre un plan de restructuration portant sur environ 90 emplois.