Le cabinet d’audit Mazars-Liban a lancé en novembre 2009 La Revue, une publication spécialisée dans la législation et la fiscalité libanaises.
L’idée est venue de la volonté de Jacques Saadé, Managing Partner de Mazars au Liban, de faire connaître la nouvelle législation sur les offshore et les holdings votée en août 2007. Une discussion informelle avec Ramzi el-Hafez, PDG du groupe de publication InfoPro, le convainc de la nécessité de ne pas se contenter d’une seule publication, mais d’en prévoir plusieurs. Mazars détenant déjà une licence pour une publication, Saadé décide de l’utiliser pour lancer La Revue, qui sera publiée trois fois par an.
La Revue s’adresse aux experts-comptables, avocats, banques et assurances, universités, entrepreneurs, directions financière et comptable des grands groupes, ainsi qu’au réseau international de Mazars. Le premier volume a été distribué gratuitement à 1 000 exemplaires, en français, anglais et arabe. Un système d’abonnement (50 à 60 dollars l’année) a été mis en place, et le numéro sera vendu aux alentours de 25 dollars. « La Revue n’a pas de concurrent, explique Saadé, les experts-comptables libanais ont bien un magazine, mais il est en arabe uniquement, et n’est pas aussi technique. »
« L’objectif est de faire connaître le Liban sur la place internationale et de faire connaître Mazars, qui est le cinquième plus gros cabinet d’audit en Europe », affirme Jacques Saadé. « La Revue n’a donc pas vocation à être rentable, les abonnements ne couvriront pas les frais de parution, et nous ne prévoyons pas de mettre de la publicité », poursuit-il. Le premier numéro a coûté entre 30 000 et 35 000 dollars, dont une part importante investie dans la conception et la maquette de La Revue. Les numéros suivants devraient donc coûter moins cher (aux alentours de 20 000 dollars), estime Saadé. Un peu moins de huit personnes travaillent à l’élaboration et la distribution du magazine ; et c’est InfoPro qui se charge actuellement de convertir les retours des lecteurs en abonnements, en échange d’une rémunération (fixe et variable) qui ne sera définie qu’après l’analyse de la distribution du premier numéro.
À l’avenir, les trois langues seront publiées dans un même volume, à la demande du public et parce que la licence l’exige. « La première année est un essai, précise Saadé. Si La Revue est un succès, nous mettrons peut-être en place un site Internet. »
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