Les boulangeries ont menacé d’entamer une grève illimitée à partir de mercredi prochain si les pouvoirs publics ne les aident pas à contrer la flambée des prix des carburants.

L'augmentation des prix du mazout de 20.400 livres à 31.000 livres pour les 20 litres, a entrainé une hausse importante des coûts de production du pain, alors que le prix de vente du pain arabe est plafonné par l'Etat. "Nous exigeons une compensation", a affirmé le président du syndicat des boulangers, Kazem Ibrahim, au Commerce du Levant.

Le pain arabe est déjà indirectement subventionné. En février, la hausse des cours mondiaux du blé avait poussé le ministère de l'Economie a acheter du blé sur les marchés internationaux pour le vendre aux minotiers libanais à un prix inférieure.

Cette nouvelle revendication fera l'objet d'une réunion entre le syndicat des boulangers et le ministre sortant de l’Economie, Mohammad Safadi, prévue lundi prochain.