La filiale de restauration et d’hôtellerie du géant immobilier qatari UDC est en discussion avec des partenaires libanais sur des projets au Liban, a appris le Commerce du Levant.

Hospitality Development Company (HDC), dirigée par le Libanais Walid Maalouf, a été fondée en 2007 avec pour mission, dans un premier temps, d’ouvrir des restaurants et des hôtels sur l’ile artificielle The Pearl-Qatar, développée par sa maison mère.
Ce projet immobilier a été lancé en 2005 par United Developpement Company (UDC) avec un investissement initial de 2,5 milliards de dollars. Depuis, d’autres promoteurs y ont investi plus du double. Actuellement, l’île accueille près de 3000 habitants, un nombre qui devrait être porté à 46.000 lorsque les travaux de construction seront achevés.
   
HDC a déjà ouvert six restaurants sur l’île, dont la plupart sont des concepts internationaux haut de gamme, comme l’italien Bice ou le Japonais Megu inauguré la semaine dernière. Mais la cuisine libanaise est également bien représentée avec deux restaurants déjà ouverts, Burj el Hammam en 2009 et Liza en 2010, et un troisième prévu en juillet, Tabkha. 
« Les études montrent que la cuisine libanaise est l’une des plus appréciées dans la région »,  explique Walid Malouf, qui a travaillé dans le secteur de la restauration au Liban avant de devenir directeur général de HDC. « Il était donc naturel que je fasse appel à mes contacts au Liban pour importer des enseignes connues». C’est notamment  le cas de Bourj el Hammam, dont 60% de la clientèle aujourd’hui est qatarie.
 
Les restaurants ont été ouverts en partenariat avec les propriétaires libanais. « Nous avons des accords de franchises, mais je voulais aussi qu’ils soient impliqués  dans le projet en les intéressant au capital et donc aux bénéfices », souligne Maalouf.  
Le démarrage a été un peu difficile en raison de la crise financière, reconnaît-il, mais selon lui la confiance est revenue depuis que le Qatar a été désigné pour accueillir la Coupe du monde de football en 2022.
 
Outre la restauration, HDC prévoit également d’ouvrir dans les mois à venir un complexe balnéaire Nikky beach, à l’image de celui qui existe à  Miami, Marbella ou Saint Tropez.
Au total la compagnie a investi 20 millions de dollars depuis sa création, et son portefeuille de restauration devrait doubler d’ici la fin de l’année.
 
Mais les ambitions de HDC ne se limite par au Pearl. Elle a ouvert un restaurant au centre ville de Doha, et compte désormais s’exporter en dehors des frontières, puisque « 90% des accords que nous signons sont régionaux et couvrent entre 10 et 17 pays », indique Maalouf.
 
Le Liban figure parmi les deux premières destinations choisies.
« Les discussions avec des partenaires locaux pour ouvrir des restaurants au Liban sont dans leur phase finale »,  affirme-t-il sans vouloir en dire davantage « avant d’avoir signé ».
« Le Liban est un marché très porteur sur le long terme, poursuit Walid Malouf. Nous sommes conscient du risque, mais notre maison mère à la solidité financière nécessaire pour surmonter les crises passagères ». Sans parler du fait que le Liban est un « foyer de talent pour une compagnie comme la nôtre ».
L’autre marché identifié est le Turquie, où HDC est en discussion pour acquérir une chaîne de restaurants à Istanbul.