Le ministre sortant du Transport et des Travaux publics, Ghazi Aridi, a accusé mardi l’ensemble de la classe politique de couvrir les empiétements sur les biens publics, soit en étant elle-même à l’origine de ces contraventions, soit en n’effectuant pas les démarches nécessaires pour mettre un terme à ces violations, afin de servir leurs intérêts électoraux.

Aridi a indiqué avoir revu tous les dossiers relatifs aux empiétements sur les biens publics, au niveau des biens fonds maritimes, de l'ancien chemin de fer, ou des  panneaux publicitaires. Il a affirmé que des dossiers détaillés sur les violations de l’espace public ont été mis à la disposition des différents acteurs et que des amendes ont été prévues dans le budget 2011 pour les contrevenants des biens maritimes, en attendant la promulgation de la loi relative à ce sujet.

Mais, selon lui, ces mesures n’ont pas fait l'objet de suivi au niveau des autres institutions concernées, ministères, Parlement, Conseil des ministres, forces de sécurité intérieure, Justice et Inspection centrale.