Les organismes économiques, qui représente le patronat, ont déploré mercredi "la contraction économique sans précédent au premier trimestre de l’année", mettant en garde contre des faillites en cascade en raison de la crise politique actuelle.
A l'issue de leur réunion, ils ont dressé un sombre tableau de l’économie libanaise : ils ont fait état d’une baisse très importante dans l’ensemble des secteurs économiques vitaux, d'une baisse des entrées de capitaux vers le pays, et du recul prévu de la croissance de 7% en 2010 à 2% cette année.
Cela pourrait avoir des répercussions négatives sur les revenus de l’Etat et sur sa capacité à financer ses besoins, ont-ils prévenu.
Les organismes économiques ont aussi déploré les opportunités perdues en raison de la crise politique : dans un contexte de crise arabe, le Liban aurait pu attirer les capitaux arabes en fuite.
En réaction à cette situation, les organismes économiques ont annoncé la mise en place d’un comité de suivi auprès des responsables politiques et ont déclaré leurs réunions ouvertes jusqu'à la résolution de la crise de formation du gouvernement. Ils ont également menacé d’adopter des positions plus radicales en l’absence de résultats concrets.


