Mi-mai, la commission parlementaire de la Femme et de l’Enfant, présidée par Gilberte Zwein, a discuté d'une proposition d’amendement, visant à permettre aux libanaises de transmettre leur nationalité à leur conjoints ou leurs enfants.
 
Cette réunion intervenait à l’initiative d’associations de la société civile, qui réclament depuis de nombreuses années la suppression de cette discrimitation (arrêté 15/1925 du 19/01/1925, modifié par l’arrêté 160 du 16/07/1934 et par la loi du 11/01/1960).

La commission n'est cependant parvenue à aucun accord. « Les députés étaient favorables à un amendement qui ne concernait que la transmission de la nationalité aux enfants et non pas au mari. Nous n’accepterons pas des demi-avancées », a déclaré Fahmieh Charaffedine, présidente de la Commission nationale pour les droits de la femme au Liban qui assistait à la réunion parlementaire.

Selon l’Onu, cette discrimination concerne quelque 18.000 libanaises mariées à des étrangers entre 1995 et 2008 et 41.000 enfants.