La Commission européenne et la Haute Représentante de l'Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité ont publié 12 rapports pays sur la mise en œuvre de la Politique européenne de voisinage (PEV) en 2010, dont un rapport sur le Liban qui y relève la lenteur des réformes.
Selon ce rapport, l'année 2010 au Liban a été marquée par une très lente progression dans l'adoption des réformes politiques, économiques et sociales. La controverse en 2010 autour du Tribunal spécial pour le Liban a polarisé la scène politique libanaise et paralysé le fonctionnement des principales institutions dont le Parlement et le gouvernement.
La performance de l'économie libanaise en 2010 était pour sa part bonne en dépit de la crise financière mondiale. Il n'en demeure pas moins que d'importants problèmes économiques persistent, notamment l'ampleur de la dette publique. Globalement, la progression au niveau des réformes structurelles a été plutôt limitée, selon le texte.
Au niveau du dialogue politique et de la gouvernance, le rapport de l’UE note que de nombreuses actions ont été menées dans l'objectif d'élargir la participation au processus de réforme du système électoral. Des élections municipales se sont déroulées sans complications en mai 2010. Le ministère de l'Intérieur et des Municipalités a élaboré un projet de loi électorale censé améliorer le cadre électoral et répondre aux recommandations formulées en 2009 par la Mission d'observation des élections de l'UE. Le rapport note aussi certains progrès dans le domaine des droits de l'Homme.
S’agissant de l’intégration économique et du commerce, l’UE salue une performance remarquable face à la récession mondiale mais souligne que le Liban est un des pays les plus endettés du monde. Quant à la coopération en matière de justice et de sécurité, le rapport souligne notamment la réorganisation et la modernisation de la justice, y compris la création d'une Direction des droits de l'Homme et la publication d'un guide sur la gestion des prisons.


