Environ un diplômé sur quatre réside à l’étranger, soit pour y poursuivre ses études (53 %), soit pour y travailler (41 %). C’est ce qui ressort d’une enquête sur “le devenir des diplômés de l’Université Saint-Joseph, 2005-2008”, réalisée par l’Observatoire universitaire de la réalité socio-économique (OURSE) de l’USJ.
Ces taux sont quasi inchangés par rapport à une première étude publiée en 2006 et qui concernait les promotions 2000-2004.
La propension à l’émigration est deux fois plus élevée pour les garçons que pour les filles (36 % contre 19 %). Des chiffres en légère augmentation par rapport à la précédente étude.
La France, à elle seule, attire 43 % des départs contre 29 % pour les pays arabes.
Quelque 3 991 diplômés sur 7 232 des promotions 2005-2008 ont répondu à l’appel qui leur a été adressé par l’OURSE, a précisé, lors d’une conférence de presse, Choghig Kasparian, responsable de cette enquête, qui s’articule autour de quatre thèmes : l’origine socio-démographique des diplômés, leur cursus universitaire, leur vie professionnelle et, enfin, l’évaluation des diplômés, des études et de l’emploi.
Concernant le premier point, les chiffres révèlent une évolution sensible des effectifs des diplômés, qui va de pair avec l’évolution du nombre des diplômés universitaires dans le pays. En 2000, l’USJ a compté 1 196 diplômés contre 2 161 en 2008.
La prédominance des filles qui apparaît à l’échelle de l’ensemble des diplômés de l’USJ (65 %) se confirme. Elles sont majoritaires en lettres et en sciences humaines, ainsi qu’en gestion des entreprises (59 %), en économie (57 %), à la faculté des sciences (66 %), en droit (62,5 %) et surtout en pharmacie (87 %).
Au niveau du cursus universitaire, l’enquête révèle que les diplômés sont de plus en plus nombreux à pousser leurs études, 30 % d’entre eux seulement quittent le système d’enseignement après un seul diplôme.
Qu’en est-il de la vie professionnelle des étudiants ? 81 % des diplômés interrogés disent travailler, 22,8 % d’entre eux travaillent et étudient en même temps. Ce taux est aussi en légère augmentation. La majorité de ceux qui travaillent (84 %) sont des salariés avec 60 % ayant un emploi à durée indéterminée et 24 % des emplois à durée déterminée. L’étude montre aussi que le secteur privé constitue le principal employeur de ces diplômés (86 %).
Vingt-deux pour cent des diplômés ayant un emploi travaillent à l’étranger, cette tendance est nettement plus importante chez les garçons avec 35 % que chez les filles (15 %).
Selon une étude menée par l’OURSE en 2007 sur l’émigration des jeunes Libanais, le quart des jeunes salariés étaient sous contrat à durée déterminée à cette date, contre seulement 11 % en 2001. Aussi, 19 % des jeunes se déclaraient au chômage en raison du faible niveau des salaires proposés (le revenu mensuel moyen du jeune travailleur était estimé à 500 dollars).
Actuellement, le revenu mensuel moyen d’un jeune diplômé universitaire travaillant au Liban est de près de 1 300 dollars, ce revenu s’élève à près de 3 300 dollars pour ceux travaillant à l’étranger. Plus précisément, 42,7 % des diplômés qui travaillent touchent un salaire inférieur à 700 dollars. Le salaire des femmes diplômées, au Liban ou à l’étranger, reste inférieur de 700 dollars en moyenne à celui des hommes.
Parmi ceux qui travaillent, 29 % seulement sont entièrement satisfaits de leur emploi, 19 % sont insatisfaits, le reste étant moyennement satisfait.
Enfin, concernant l’évaluation de leurs études et de leur emploi, les étudiants se plaignent surtout de la faiblesse de la rémunération au Liban.
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