Après une révision complète de la Politique européenne de voisinage (PEV) lancée en 2004, l'Union européenne a annoncé de nouvelles orientations qui confirment son engagement à l'égard de ses voisins.
En réponse aux défis et opportunités soulevés par les mutations dans le monde arabe, l'UE s’est engagée à apporter un soutien tout particulier aux partenaires engagés dans la construction d'une démocratie solide, à renforcer son appui à la société civile comme acteur du changement et à intensifier la coopération en matière de réduction des inégalités sociales.
"Le Partenariat avec l'UE reflétera les besoins de chacun de ses voisins, ses capacités et ses objectifs en termes de réformes", a expliqué la chef de la Délégation de l’UE au Liban, Angelina Eichhorst, lors d'une conférence de presse.
Des financements supplémentaires pouvant aller jusqu'à 1,24 milliard d'euros pour tout le voisinage s'ajouteront à cet effet aux 5,7 milliards d'euros déjà prévus pour la période 2011-2013, afin de soutenir, à leur rythme, les pays partenaires dans les réformes politiques et économiques qu'ils veulent entreprendre.
Le premier objectif de cette nouvelle politique est de soutenir les progrès sur la voie d'une "démocratie solide". "Notre soutien au Liban en la matière n'est pas nouveau. En ce sens, nous continuerons de travailler avec tous les acteurs concernés en faveur de l'indépendance de la justice, ainsi que des réformes électorale, pénitentiaire et administrative", a souligné Mme Eichhorst.
L'UE entend favoriser dans son voisinage un développement économique durable et inclusif. "C'est déjà le sens de notre action en faveur d'un développement économique qui profite à tous les Libanais", a souligné l'ambassadeur de l'UE. Le soutien aux incubateurs d'entreprises, mais aussi le financement de crédits permettant la création d'emplois en zones rurales, ainsi que l'appui à la décentralisation en partenariat avec les municipalités, en sont des illustrations.


