La Bank Audi a dressé un tableau sombre de l’activité économique au Liban au premier semestre marquée par les tensions internes et régionales, surtout en Syrie.
Dans un rapport, la Bank Audi a souligné que la consommation locale a connu un ralentissement au cours des six premiers mois, mais reste moins fragilisée que les investissements. En effet, les investisseurs attendent l’issue des remous régionaux qui ont un impact certain sur le Liban.
En revanche, les troubles régionaux n’ont pas eu d’effet sur les exportations qui sont restées constantes au premier semestre, tandis que les importations ont augmenté de 7,6% au cours de la même période. Parallèlement, le déficit commercial s’est encore creusé à cause d’une hausse des prix et de l’augmentation du prix du baril de pétrole.
Les flux financiers ont, en parallèle, enregistré une baisse de 15% fin juin avec un déficit d’un demi-milliard de dollars au niveau de la balance des paiements, toujours selon le rapport.
La stagnation des recettes publiques combinée au ralentissement économique a entraîné par ailleurs une augmentation notable du déficit public et une réduction importante de l’excédent primaire.
Concernant le marché des changes, le premier semestre a été marqué par des conversions nettes en faveur des devises avant le renversement de tendance à la suite du renouvellement en juillet du mandat du gouverneur de la Banque du Liban, Riad Salamé.
Les réserves en devises de la BDL ont légèrement baissé durant cette même période. Selon le rapport, la masse monétaire en livres, ainsi que les portefeuilles de bons du Trésor et les certificats de dépôts en livres ont également baissé.
L’activité bancaire a, quant à elle, progressé de 5% au premier semestre, a indiqué la Bank Audi. Les actifs des banques ont totalisé 135,4 milliards de dollars fin juin, une performance favorisée par une augmentation des dépôts (5,6%). L’excès de liquidités a permis aux banques d’octroyer des crédits d’une valeur totale de 2,3 milliards de dollars, un chiffre qui reste toutefois en baisse par rapport à celui enregistré pour les six premiers mois de l’an dernier.
En revanche, les marchés de capitaux ont souffert de la conjoncture locale et régionale, entraînant une baisse des prix des actions et obligations.


