Le gouvernement a décidé tard dans la nuit d’une augmentation du salaire minimum et du réajustement des salaires qui ne dépassent pas les 1,8 million de livres (1200 dollars), évitant ainsi une grève générale qui devait être largement suivie, sans toutefois satisfaire les milieux syndicaux et le patronat.
La Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) a suspendu la grève prévue mercredi après que le gouvernement eut décidé de relever le salaire minimum de 500.000 (333 dollars) à 700.000 livres (466 dollars), de réajuster de 200.000 (133 dollars) les salaires en dessous de 1 million de livres (666 dollars) et de 300.000 livres (200 dollars) ceux variant entre 1 million et 1,8 million de livres (1200 dollars).
Le gouvernement a décidé aussi la majoration du forfait quotidien au titre des transports de 8000 à 10000 livres et d’une majoration de 500.000 à 750.000 livres (500 dollars) du forfait annuel au titre des écolages, avec plafonnement à 1,5 million de livres (1000 dollars) contre 1 million précédemment.
Les décisions du gouvernement ne semblent toutefois satisfaire ni la CGTL, dont le président Ghassan Ghosn, a qualifié ces mesures « d’injustes » et assuré que la grève était suspendue et non annulée, ni les représentants du patronat et des organismes économiques.
Le secteur privé recommandait en effet la hausse du salaire minimum à 700.000 livres mais un réajustement de 150.000 livres (100 dollars) seulement des salaires en dessous de 1,5 million de livres, tout en rejetant la majoration des frais de transport et du forfait au titre des écolages.
La CGTL demandait pour sa part la hausse du salaire minimum à 1.200.000 livres (800 dollars) et le réajustement de la grille des salaires, et menaçait de recourir à la grève pour obtenir gain de cause.


