Le Liban a été classé au 38e rang parmi 55 pays dans le classement mondial sur la microfinance de l’Economist Intelligence Unit (EIU).

Avec un score de 33,5 en termes d’environnement propice à la microfinance, le pays du Cèdre fait mieux que l’année dernière alors qu’il arrivait au 49e rang, mais reste en dessous de la moyenne mondiale de 41,5.

Il se place par contre au-dessus de la moyenne des pays de la région MENA inclus dans l’étude (32,2 points).

La microfinance consiste à attribuer des prêts de montants relativement faibles à des personnes défavorisées afin de les aider à établir ou à développer leur entreprise.

L’étude de l’institut de recherche affilié à la revue britannique The Economist a classé 55 pays du monde en fonction de l’environnement des affaires propice à la microfinance. Le score attribué aux pays est calculé en additionnant les pratiques réglementaires de chaque Etat aux instances soutenant la microfinance moins le facteur d’ajustement. Ce dernier est basé sur le score de stabilité obtenu par chaque pays et représente l’impact que pourrait causer un choc politique ou une faible gouvernance sur l’environnement de la microfinance.

Au niveau mondial, le Liban s’est ainsi placé avant la Chine et le Sénégal alors qu’il s’est fait devancer par le Maroc et Madagascar. Parmi les pays de la région MENA, le Liban s’est en revanche placé avant l’Egypte et le Yémen. 

En ce qui concerne les pratiques de régulation, l’EIU a souligné que les institutions de microcrédits non règlementées au Liban rencontrent des obstacles si elles souhaitent se former et fonctionner. Celles qui sont réglementées ont toutefois une capacité limitée à contrôler et superviser les entreprises de microfinance. Le rapport indique en outre que les normes nationales de comptabilité existent au Liban mais ne sont respectées que par les institutions de microcrédits. Quant à savoir si les règlementations en matière de technologie en place dans le pays permettent l’innovation dans la microfinance, comme dans le secteur de la téléphonie mobile, l’EIU a souligné que l’environnement s’améliore et que les activités sont actuellement dans une phase pilote.