Avec 2,88 millions de cols vendus et 74.000 visiteurs en 2010, Ksara affiche une belle santé financière.
« Nos ventes ont augmenté de 50% en cinq ans », explique Zafer Chaoui, président de Ksara, qui affirme : « vouloir s’en tenir à ce seuil de production pendant quelques années afin de pérenniser notre position de numéro 1 ».
Mais cette halte n’empêche pas les investissements de se maintenir. « En moyenne, nous réinvestissons un million de dollars par an pour moderniser ou améliorer notre outil de production ».
Cette année, Ksara a décidé de revoir les installations dédiées à la réception de ses visiteurs. « Je crois à l'avenir de l'oenotourisme ».
Le tourisme vinicole est encore balbutiant au Liban, peu de domaines ont en effet ouvert des structures d'accueil si l'on excepte les restaurants de Ksara, Kefraya et Massaya. Dans le monde pourtant les enjeux sont considérables, permettant aux domaines de favoriser la vente à la propriété et de fidéliser leur clientèle en privilégiant un contact direct entre vignerons et amateurs.
L’ancien restaurant de Ksara, va ainsi disparaître au profit d’une grande salle de dégustation, étudiée pour accueillir les groupes. Un nouveau restaurant, d'une capacité de 150 convives, sera construit à la place de la terrasse actuelle. En tout, quelque 400.000 dollars ont été alloués à cette rénovation, selon Zafer Chaoui.
« Nous allons doubler la superficie de notre espace de réception ».
Parmi les petits plus, le restaurant de Ksara se dote d’un système de distribution de vins au verre sous azote, qui permet de "tirer" le vin sans ouvrir la bouteille. In fine, ce "sommelier" permet de conserver le vin presque un mois avec toutes ses qualités organoleptiques.


