L’économie libanaise a enregistré en 2011 un ralentissement dû aux tensions régionales et aux tiraillements internes, souligne la Bank Audi dans son rapport trimestriel sur la situation économique au Liban tout en refusant de parler de récession.

Ainsi, les prévisions de croissance au Liban ont toutes été revues à la baisse et montrent que celle-ci reste faible pour l'année en cours, note le rapport de la banque.

L’analyse de la croissance des indicateurs confirme le ralentissement de l’activité économique. Le volume des marchandises au port, qui avait affiché une croissance annuelle de 6,8% au cours de la période 2007-2010, a enregistré une légère progression de 2,3% depuis le début de l’année. Le nombre de touristes a chuté de 25% sur les neuf premiers mois de l’année alors que sa progression se situait autour de 30% durant les quatre dernières années, toujours selon le rapport.

Reflétant un affaiblissement de l’investissement industriel, le taux de croissance de machines industrielles est aussi passé de 11,8% durant les quatre dernières années à 0,2% depuis le début de 2011.

Au niveau monétaire, le marché des changes, qui avait connu quelques pressions en début d’année, a bénéficié de conditions plus favorables au troisième trimestre avec des conversions nettes de devises en livres. Une telle demande sur la monnaie locale a permis à la Banque du Liban (BDL) de reconstituer une partie des réserves perdues, les avoirs extérieurs de la Banque centrale atteignant un record de 32,1 milliards de dollars en septembre.

L’activité bancaire a quant à elle progressé de 9,5 milliards de dollars, en baisse de 17% par rapport à la même période un an plus tôt. Les profits nets des banques ont aussi enregistré une contraction marquée.

Les marchés de capitaux ont eux aussi connu des conditions défavorables. L’indice des prix des actions cotées à la Bourse de Beyrouth a diminué de 17,4% depuis le début de l’année.