L’économie libanaise a enregistré un ralentissement de son activité sur les neuf premiers mois de l’année en comparaison avec la même période de l’an passé, selon le bulletin de la Fransabank.
Pour le troisième trimestre de 2011, les principaux indicateurs ont enregistré tous une baisse : le secteur de l’immobilier avec un recul du nombre de ventes de propriétés (-15,60%), le nombre de touristes (-24,70%), le nombre de navires au port de Beyrouth (-5,77%), les recettes douanières (-12,60%), le taux d’occupation des hôtels (-13%), et les prêts aux petites et moyennes entreprises (-1,42%).
Concernant le secteur public, les dépenses totales ont atteint les 7,23 milliards de dollars, soit une augmentation de 0,14% par rapport à la même période de 2010, alors que les recettes publiques ont augmenté de 10,23% à 6,25 milliards de dollars. Le déficit budgétaire a ainsi diminué de 36,79% à 976 millions de dollars.
Toujours selon le rapport, la dette publique brute a atteint les 54,30 milliards de dollars à la fin du mois de septembre, soit une augmentation de 3,29% en glissement annuel. À l’exclusion des dépôts du secteur public et des banques commerciales à la Banque du Liban (BDL), la dette publique nette a augmenté de 2,60% à 45,80 millions de dollars.
Sur le plan externe, la valeur des importations s’est établie à 14,40 milliards de dollars sur les neuf premiers mois de l’année 2011, soit une augmentation de 9% par rapport à la même période de l’an passé. Celle des exportations s’est, quant à elle, établie à 3,20 milliards de dollars, soit une augmentation de 7,02% sur la même période. Le déficit commercial a ainsi connu une hausse de 9,59% à 11,20 milliards de dollars sur la même période.
Le rapport a par ailleurs souligné que la situation monétaire du pays demeurait relativement stable, grâce à la politique adoptée par la Banque du Liban et à l’augmentation de la demande en livres.


