Le département américain du Commerce a publié son dernier guide commercial sur le Liban (Country Commercial Guide-CCG) selon lequel le pays du Cèdre dispose de nombreux atouts ayant encouragé les investisseurs étrangers à venir faire des affaires dans le pays.
Selon le rapport, les avantages compétitifs du Liban sont notamment son économie de marché, l’absence de contrôle des mouvements de capitaux et de devises, son capital humain hautement qualifié, sa qualité de la vie et les restrictions limitées pour les investisseurs.
Le département américain du Commerce a ajouté que l’économie libanaise suivait le modèle du « laisser-faire », l’intervention de l’Etat au niveau des échanges commerciaux étant minimale. Le guide aborde le climat des affaires, les moyens de vendre les produits américains dans le pays, les principaux secteurs d’investissements, les règles commerciales, les standards douaniers, le climat des investissements et le financement des projets.
Le département américain a néanmoins souligné que des problèmes locaux et régionaux continuaient de dissuader certains hommes d’affaires étrangers. Parmi ces obstacles, le rapport a cité les formalités administratives et la corruption, mais aussi la complexité des procédures douanières, les décisions arbitraires d’octroyer des licences, un cadre législatif archaïque, un système judiciaire inefficace et un niveau élevé de taxes.
Toujours selon les mêmes sources, l’insécurité politique et sécuritaire dans le monde arabe, principalement en Syrie, devrait avoir des conséquences négatives sur l’environnement économique au Liban et le monde des affaires de manière générale.
Le CCG a en outre indiqué que les Etats-Unis demeurent le premier partenaire commercial du Liban en 2011. Les principales exportations vers le Liban ont été les combustibles minéraux et le pétrole à 1,1 milliard de dollars, les véhicules à 186 millions de dollars, la machinerie à 176 millions de dollars, les produits pharmaceutiques à 85 millions de dollars, les céréales à 82 millions de dollars, les équipements médicaux à 63 millions de dollars et les équipements électriques à 47 millions de dollars.
Le guide a en outre estimé les exportations de véhicules américains vers le Liban à 196 millions de dollars en 2011, en baisse de 20% en glissement annuel, le marché automobile au Liban passant par une période d’attentisme en raison de l’instabilité politique et sécuritaire au Liban et dans la région. Le département américain a indiqué s’attendre à ce que le secteur automobile fasse mieux qu’en 2011 dans les deux années à venir. Il a en outre estimé la part américaine du marché automobile local au Liban à 10% en 2011, ajoutant que la demande de produits automobiles américains tels que les freins, embrayages, lubrifiants pour moteur et accessoires de sécurité augmentait en raison de leur avantage qualitatif par rapport aux concurrents étrangers. Par ailleurs, le guide a souligné la hausse de la demande de véhicules utilitaires de sport américains, qui s’explique par leur prix compétitif, leur qualité et leur succès commercial sur le marché.
En parallèle, les exportations américaines pharmaceutiques vers le Liban ont augmenté de 23,2% en glissement annuel à 85 millions de dollars, a indiqué le département, ce qui constitue près de 8,7% du total des importations pharmaceutiques, tandis que les exportations américaines d’équipements médicaux ont connu une hausse de 8,6% à 63 millions de dollars en 2011 et ont représenté une part de marché de 25%.
Enfin, le CCG a indiqué s’attendre à ce que le Liban offre d’importantes opportunités d’investissement aux entreprises internationales cette année, principalement dans le secteur de l’énergie, le gouvernement ayant l’intention d’améliorer la production et la distribution dans le pays. Le rapport a ajouté que les opportunités d’investissement se situaient également dans l’exploration gazière et de pétrole, le ministre de l’Energie et de l’Eau étant sur le point de lancer le premier appel d’offres.


