Le secteur pétrolier a annoncé une grève de trois jours les 2, 3 et 4 avril pour protester contre l’échec du gouvernement à plafonner le prix de l’essence, menant à une baisse significative de ses bénéfices.

Cette annonce a été faite par le président du syndicat des sociétés importatrices de carburants, Maroun Chammas, le président du syndicat des stations d’essence, Sami Brax, et le président du syndicat des camions-citernes, Ibrahim Sariini.

« Il n’est pas cohérent que tous les secteurs de la société bénéficient d’une augmentation salariale sauf le secteur pétrolier, lequel, de plus, doit assurer la hausse des salaires de ses employés », a souligné Chammas. Il réclame 820 livres supplémentaires sur les 20 litres de carburant, divisées en 500 livres pour les stations d’essence, 120 livres pour le transport, et 200 livres pour les sociétés importatrices.

Selon lui, l’Etat « peut très bien déduire cette augmentation de la taxe des 8.000 livres qu’il impose sur les 20 litres d’essence ». De son côté, Sariini a menacé le gouvernement de plonger le pays dans une grave crise de pénurie de carburant si rien n’était fait pour faire valoir leurs droits.

Le secteur pétrolier avait déjà observé une grève le 15 mars sans obtenir gain de cause.