Le trimestriel en français Sucré Salé, consacré aux arts de la table, est disponible chez les buralistes libanais depuis le mois de décembre 2011.
A l’origine du projet se trouve l’équipe du magazine de décoration et d’aménagement d’intérieur Harmonies, qui a voulu se lancer dans un projet totalement différent. Nayla Richa, rédactrice en chef de Sucré Salé, explique : « Il n’existe pas d’autre magazine culinaire à ma connaissance au Liban, nous l’avons lancé pour combler ce manque et établir une référence de presse sur la cuisine ».
Sucré Salé compte une dizaine de collaborateurs : des rédacteurs d’Harmonies, des photographes, des graphistes et des correspondants à l’étranger, en Côte D’Azur par exemple. « Ce sont des personnes qui aiment cuisiner », précise la fondatrice du magazine.
Il a fallu entre six et huit mois aux journalistes pour faire des recherches précises avant le lancement : « C’était important pour nous de savoir exactement ce qui pourrait plaire aux lecteurs, de proposer un contenu varié et agréable, et surtout de déterminer les produits faciles d’accès au Liban pour nos recettes ». Des mois de travail pour aboutir à un magazine épais (138 pages pour le premier numéro) mais au format petit et donc plus pratique au moment de cuisiner, rempli d’illustrations.
Pour Nayla Richa, « les photos doivent donner envie de manger à nos lecteurs, une grande partie du budget a servi à rémunérer des photographes professionnels ». Une qualité qui a un prix : 10.000 LL au numéro, avec la possibilité d’un système d’abonnement annuel.
Les bénéfices engrangés par Harmonies ont servi à financer la création et la production de Sucré Salé. La publicité n’engrange pas encore beaucoup de revenus, mais l’équipe du magazine ne s’inquiète pas, comptant sur la qualité de la production et sur la fidélisation des lecteurs pour attirer les annonceurs, toujours dans le milieu culinaire bien sûr.
D’ici un à deux mois, le site de Sucré Salé sera disponible sur le net, et les fondateurs du magazine réfléchissent à développer une application pour les mobiles.
Les lecteurs visés sont de tout âge, le plus souvent de catégorie socioprofessionnelle supérieure (dans la finance, la banque, le commerce, l’architecture) et composés autant d’hommes que de femmes. « Après tout, la cuisine n’est pas une question de sexe ou d’âge, mais de talent ! », rappelle Nayla Richa.


