M3allem.com est un nouveau site en ligne répertoriant les artisans du bâtiment au Liban (appelés m3allem en arabe dialectal). Lancé en janvier 2012 en version Beta, il a été créé par Zadi Hobeika, un Franco-Libanais de 26 ans travaillant au département commercial du siège européen de Google à Dublin (en Irlande).

L’idée lui est venue après avoir essayé de réhabiliter un bureau en 2009, en vue d’une première start-up (une école de poker en ligne) qu’il lançait à l’époque. « Il m’a fallu six mois au lieu de trois semaines, se rappelle-t-il. Je n’arrivais pas à trouver les bons artisans, etc ».
 
Travaillant en collaboration avec deux développeurs en free-lance et la graphic designer Maya Zankhoul, ce diplômé de l’AUB et de l’ESSEC a investi un peu plus de 10.000 dollars pour lancer M3allem.com. « Les coûts sont réduits, car nous avons conclu des accords de participation au capital avec l’équipe. Nous sommes en train d’officialiser la structure actuellement », explique Zadi Hobeika.
 
Pour rentabiliser son site, le fondateur mise sur de la publicité et sur des partenariats avec des professionnels du bâtiment, ou avec des banques qui financent les travaux. « Le site restera toujours gratuit pour l’utilisateur », affirme-t-il. Le retour sur investissement est prévu dans 14 mois environ. « Nous avons enregistré 6.000 visiteurs uniques le premier mois », avance Zadi Hobeika.
 
Le site est encore dans sa version Beta, et consiste pour le moment en un répertoire en anglais et en français de 500 artisans par catégories et régions : menuisiers, vitriers, peintres, etc. La base a d’abord été construite sur recommandation, afin qu’elle soit saine. Par la suite, les artisans pouvaient s’enregistrer eux-mêmes ; une tierce partie est en charge de vérifier leurs contacts. « Nous avons en tête une idée stéréotypée du mo3allem, avance Zadi Hobeika, celle d’un homme de 45 ans avec sa cigarette à la bouche et son téléphone portable ; la nouvelle génération de 18-34 ans est très branchée et consciente des nouvelles technologies ».
 
Une version plus aboutie du site devait voir le jour bientôt : outre le répertoire déjà présent, trois autres fonctionnalités vont être ajoutées : l’interactivité sera renforcée, avec une intégration aux réseaux sociaux (Facebook, Twitter) ; une partie contenant des informations générales sur comment faire des travaux ; et les clients pourront demander des devis en ligne.
 
Dans un deuxième temps, Zadi Hobeika souhaite lever 300.000 dollars afin d’agrandir son business. « Deux types d’expansion sont envisageables, explique-t-il. Soit nous répliquons le modèle dans d’autres pays de la région, soit nous l’appliquons à d’autres corps de métier, comme les services à la personne par exemple ».