La société indépendante de conseil sur la Responsabilité sociale des entreprises (RSE), CSR Lebanon (CSR pour Corporate Social Responsability, traduction anglaise du RSE) a lancé  en janvier 2012 un trimestriel en anglais dédié à son cœur de métier, Responsible Business.

L’objectif est de promouvoir les actions de CSR Lebanon auprès des hommes et femmes d’affaires, des ONG et des étudiants de commerce libanais. Le message véhiculé par cette initiative s’articule autour de quatre espaces : la communauté, la place de marché, l’environnement et le lieu de travail.
 
Khaled Kassar, fondateur du CSR Lebanon, explique : « Avec ce magazine, nous souhaitons inviter les entreprises à réfléchir au développement durable, que ce soit au niveau de la gestion du personnel, de la pollution et des profits dégagés. Nous donnons des conseils d’experts pour éviter le gâchis de papier dans les bureaux par exemple, tout en promouvant un nouveau modèle d’affaires qui prendrait en compte le risque social, décuplé par la crise financière de 2008 ».
 
La RSE est une problématique soulevée depuis peu dans le monde arabe, le CSR Lebanon en est le premier porteur au niveau local. Un accent spécial est donné au travail des ONG libanaises, qui ont une dizaine de pages consacrées à leurs actions. La publicité est également gratuite pour ces organisations, voulues apolitiques et non corrompues.
 
Khaled Kassar a mis des années à lancer ce magazine, une initiative compliquée par la frilosité des investisseurs. Après de nombreuses rencontres avec des investisseurs potentiels, il a finalement décidé de financer Responsible Business avec les fonds de CSR Lebanon. L’investissement tourne autour de 75.000 dollars pour le premier numéro, un coût amorti par la publicité, à hauteur de 2.750 dollars la page.
 
Mais Khaled Kassar n’est pas inquiet : « Nous n’avons pas encore de chiffres précis mais le magazine s’est bien vendu pour un lancement, ce qui nous autorise à penser que les investisseurs s’intéresseront de plus en plus au projet ».
 
Quant au retour sur investissement, l’équipe  de Responsible Business n’en est pas encore là : « Nous espérons rentrer dans nos frais d’ici un à trois ans, mais nous ne cherchons pas à faire du bénéfice : s’il y a de l’argent, il ira dans d’autres projets ».
 
Quelque quatorze personnes ont participé à l’élaboration de ce premier numéro, une équipe composée de membres du CSR Lebanon et CSR Dubaï (filiale régionale de CSR Lebanon) ainsi que de collaborateurs externes, experts et chercheurs de New York, Londres, Doha et Cambridge.
 
Bien que prioritairement dédié au public libanais, il est aussi distribué en Jordanie, au Qatar, et à Dubaï. Il peut également être envoyé aux Etats-Unis, en Arabie saoudite, à Bahreïn, au Koweït, au Canada et en Europe sur demande d’abonnement, à hauteur de 120 dollars par an.
 
En ce qui concerne le Liban, il est vendu chez tous les buralistes à 10.000 LL. Cinq mille copies ont été mises sur les marchés libanais, jordanien, qatarien et émirien, et deux mille autres ont été offertes à des universités et autres sociétés pour le faire connaître.
 
Exporter le magazine dans la région n‘est qu’un début, l’équipe du CSR espère arriver progressivement à atteindre le marché occidental. Première étape, une édition iPad attendue d’ici fin 2012, dont le coût est encore en cours d’étude. En plus d’accéder aux marchés européen et américain, Khaled Kassar voudrait atténuer les coûts causés par l’utilisation d’un papier et d’une encre entièrement recyclés, cinq fois plus chers que leurs équivalents non recyclés.