Selon l’indice de confiance du consommateur publié par la Byblos Bank et la Olayan School of Business (OSB) de l’Université américaine de Beyrouth (AUB), la confiance des consommateurs a chuté pour atteindre son plus bas niveau en rythme annuel en 2011, enregistrant ainsi une moyenne annuelle de 51,9, un chiffre en baisse de 29% par rapport aux 72,8 enregistrés en 2010.
L’indice de confiance des consommateurs Byblos Bank/OSB est calculé sur une base mensuelle : janvier 2009 servant de mois de base. Il est composé de deux sous-indices, l’indice de la situation actuelle Byblos Bank/OSB et l’indice des prévisions Byblos Bank/OSB. Le premier sous-indice couvre les conditions financières et économiques des consommateurs libanais, le second transcrit leurs prévisions sur les six prochains mois.
La confiance du consommateur a chuté de manière significative au dernier trimestre de 2011, pour atteindre 40,9, selon l’indice Byblos Bank/OSB, soit le niveau le plus faible enregistré depuis la création de l’indice sur une base trimestrielle.
Selon les résultats de la Byblos Bank et de l’OSB, la confiance du consommateur libanais est restée très sensible aux développements politiques du dernier trimestre de 2011. Deux événements ont ainsi particulièrement influencé l’indicateur durant la période couverte : la crise syrienne et la question du réajustement des salaires. Ainsi, l’escalade de la violence chez le voisin syrien au dernier trimestre de 2011 a détérioré le climat politique, a indiqué la Byblos Bank, ce qui a affecté la confiance du consommateur libanais.
Ensuite, la hausse des salaires en octobre 2011 n’a pas généré une amélioration de la confiance des consommateurs. Toujours selon les mêmes sources, le Conseil d’Etat ayant rejeté au préalable cette hausse, la question du réajustement des salaires et sa mauvaise gestion ont fini par créer un sentiment d’insécurité et un climat d’anxiété, plutôt qu’une amélioration de la confiance du consommateur.
Enfin, selon le rapport de la Byblos Bank et de l’OSB, « l’activité économique devrait rester anémique durant la première moitié de 2012 en l’absence de développement majeur ou de mesures concrètes visant à relever la confiance du consommateur ».


