D’après le cabinet de conseil HVS, le taux d’occupation moyen des hôtels de Beyrouth sur la période 1996-2011 s’est situé à 54%, constituant ainsi le deuxième taux le plus bas parmi 14 villes du Moyen-Orient, selon les données disponibles sur la période couverte.

En ce qui concerne les revenus par chambre disponible (RevPar), ces derniers ont augmenté de 4% sur la période en question, ce qui représente la neuvième plus importante progression, à l’instar de Amman, de Djeddah et de Mascate.

En parallèle, la firme a indiqué que le taux d’occupation moyen des hôtels de Beyrouth en 2011 s’est situé à 59%, un chiffre qui place la capitale libanaise au 15e rang parmi 45 villes couvertes par l’étude. Beyrouth avait ainsi un taux d’occupation des hôtels similaires à Doha l’année dernière. Par ailleurs, le taux d’occupation des hôtels de la capitale a perdu 7 points en 2011 par rapport à l’enquête précédente, contre une contraction de 11 points pour la région.

L’étude a par ailleurs souligné que Beyrouth a fait partie de 27 villes à avoir enregistré un déclin du taux d’occupation de ses hôtels, et a connu la cinquième baisse la plus importante de la région, à l’instar de Doha. Néanmoins, le taux d’occupation des hôtels de Beyrouth en 2011 a été à son sixième plus haut niveau au Liban depuis 1994, après un taux de 71% enregistré en 2004, un taux de 70% en 2010 et un taux de 61% en 1997 et 1998.

Il est en outre à noter que le taux d’occupation des hôtels l’année dernière a été le même que celui enregistré en 2003. Concernant les revenus moyens par chambre des hôtels de la capitale libanaise, ils ont atteint 220 dollars en 2011 contre 181 dollars pour la région. HVS a ajouté que ces derniers avaient reculé de 16% en glissement annuel contre une contraction de 2% au Moyen-Orient. La firme de conseil a par ailleurs indiqué que Beyrouth faisait partie de 28 villes à avoir connu une diminution de ses revenus moyens par chambre. Les revenus moyens par chambre des hôtels de Beyrouth ont par ailleurs été les huitièmes les plus élevés de la région.

De plus, HVS a indiqué que les revenus par chambre disponible ont atteint 130 dollars en 2011, un chiffre en baisse en glissement annuel, en comparaison avec un taux de moyen régional de 92 dollars. La baisse des RevPar des hôtels de Beyrouth a constitué la onzième diminution la plus importante l’année dernière parmi 29 villes ayant enregistré une contraction. Mais les hôtels de Beyrouth ont réalisé les dixièmes RevPar les plus élevés de la région l’année dernière, soit le troisième chiffre le plus important depuis 16 ans au Liban, après avoir enregistré des RevPar de 197 dollars en 2009 et 174 dollars en 2010.

Selon l’étude menée par la firme HVS, le secteur hôtelier à Beyrouth a enregistré un déclin au niveau de son taux d’occupation et de ses revenus moyen par chambre l’année dernière en raison des instabilités internes et régionales. Mais le rapport a aussi mis en exergue que l’industrie hôtelière de la capitale libanaise avait toutefois montré une remarquable résilience, cette dernière ayant enregistré une importante croissance et des records après la période d’instabilité. HVS a indiqué s’attendre à ce que le taux d’occupation des hôtels de Beyrouth augmente. Enfin, l’étude a souligné que Beyrouth attirait à la fois des touristes et des professionnels.