France Télécom perdra son monopole sur les communications locales à partir du 1er janvier 2001, mais la compétition sur ce segment dépendra des conditions tarifaires fixées par le gouvernement.
Cette décision, annoncée par le secrétaire d’État français à l’Industrie Christian Pierret, pourrait avoir d’importantes conséquences pour l’opérateur historique, dont 42,6 % du chiffre d’affaires provient des communications locales (9,19 milliards d’euros en intégrant les abonnements, sur un chiffre d’affaires total de 21,57 milliards).
Les spécialistes du secteur estiment en outre que la “boucle locale” offre des marges plus élevées que les autres segments, ouverts à la concurrence depuis plusieurs années. La part de marché de France Télécom est ainsi inférieure à 50 % en téléphonie mobile et se situait à environ 80 % fin 1999 sur les communications longue distance (nationales et internationales).
Le développement de l’Internet – dont le trafic, qui passe par la boucle locale, augmente de quelque 15 % par mois – suscite l’appétit des concurrents de France Télécom pour le réseau local. En outre, le dégroupage, qui permet à un opérateur de se connecter directement sur le central téléphonique, offre un accès direct à l’utilisateur moyennant une location du câble de quelques centaines de mètres appartenant à l’opérateur historique.
France Télécom va perdre son monopole
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