Dans sa dernière étude sur le secteur hôtelier au Moyen-Orient, « L’impact du printemps arabe », la firme HVS a indiqué que le Liban disposait d’un potentiel pour devenir une destination touristique de premier choix dans la région.
Selon l’enquête, l’industrie hôtelière à Beyrouth a affiché « une résilience remarquable », les taux d’occupation ayant enregistré d’importantes performances en dépit des événements survenus sur la scène locale et régionale, toujours selon les mêmes sources.
Cependant, l’industrie hôtelière demeure toujours dépendante des événements et de l’instabilité des pays voisins, a souligné HVS, les pays du Golfe constituant le cœur de cible du marché libanais et voyageant à la fois par transport aérien et terrestre.
En effet, la capitale libanaise a l’habitude d’accueillir des touristes du Golfe venus par les routes de Syrie. Les événements survenus sur la scène politique locale au début de 2011, combinés à l’escalade de la violence en Syrie, ont tout de même lourdement pesé sur l’industrie hôtelière.
Selon le rapport de HVS, le secteur a connu une baisse de son activité en termes d’occupation et de prix moyen des chambres. Le premier est passé de 66% en 2010 à 59% en 2011, tandis que le dernier est passé de 263 dollars à 220.
Ces chiffres ont ainsi conduit à une diminution des revenus par chambre disponible (RevPar) de 25% sur un an, toujours selon les mêmes sources.
Cependant, le Liban dispose toujours d’un potentiel en termes de destination de loisirs et de tourisme en général, a souligné HVS. La firme de consultants a conclu en indiquant qu’en cas de stabilité interne, le taux d’occupation des hôtels devrait s’améliorer, tandis que Beyrouth enregistre déjà de bons résultats en la matière.


