Le leader égyptien du développement immobilier SODIC (Sixth of October Development & Investment) a annoncé vouloir rompre ses contrats avec la société libanaise Solidere International.

SODIC a déposé une requête auprès du Centre régional d’arbitrage du commerce international du Caire pour demander l’annulation des accords entre les deux sociétés.
Les deux entreprises s’étaient associées en 2008 dans des travaux de modernisation urbaine de la banlieue cairote, à Cheikh Zayed dans l’ouest de la ville et dans la région de Katamya à l’est. Respectivement baptisés « Westown » (2,4 milliards de dollars) et « Eastown » (1,6 milliard), les projets concernaient des unités commerciales et résidentielles. Avec la construction de 1 125 054 mètres carrés, Eastown devait loger 30 000 personnes sur dix ans, tandis que Westown était censé abriter 45 000 habitants sur les 1 718 000 mètres carrés de surface construite. L’architecture et la gestion de l’immobilier devait être assurés par Solidere International tandis que SODIC était en charge du financement et de la construction. En décembre 2009, la première phase du projet de Westown, le quartier haut de gamme « The Polygon », avait vu ses ambitions revues à la baisse par la crise.
Solidere International, filiale de la société de reconstruction du centre-ville de Beyrouth, a été créée en 2007 pour assurer l’expansion internationale de la firme. La société compte des partenariats aux Emirats arabes unis, en Arabie Saoudite ou encore en Turquie. Sa coopération avec SODIC consiste en un mix d’honoraires et de partenariat capitalistique.