Dans sa dernière étude, l’Economist Intelligence Unit (EIU) a classé le Liban à la 40e place parmi 55 économies dans le monde en termes d’environnement propice à la microfinance.

Ce classement représente un recul en comparaison avec la 38e position affichée par le pays du Cèdre en 2011. En 2010, le Liban avait obtenu un score de 23,3 points, soit trois points de moins qu’en 2009. Rappelons que la microfinance consiste à attribuer des prêts de montants relativement faibles à des personnes défavorisées afin de les aider à établir ou à développer leur entreprise.

Pour le moment, le pays a réussi à maintenir le même score (33,5) que celui obtenu l’an passé, une note qui demeure toujours plus élevée que la moyenne des pays de la région MENA inclus dans l’étude. Cependant, la performance réalisée par le Liban demeure inférieure à la moyenne mondiale de 41,2.

L’étude de l’institut de recherche affilié à la revue britannique The Economist a classé 55 pays du monde en fonction de l’environnement des affaires propice à la microfinance. Le score attribué aux pays est calculé en additionnant les pratiques réglementaires de chaque Etat aux instances soutenant la microfinance moins le facteur d’ajustement. Ce dernier est basé sur le score de stabilité obtenu par chaque pays et représente l’impact que pourrait causer un choc politique ou une faible gouvernance sur l’environnement de la microfinance.

Dans le monde, le Liban s’est ainsi classé juste avant le Bangladesh et le Cameroun, tandis qu’il arrive directement après la Géorgie et le Maroc mais avant l’Egypte et le Yémen.

Par ailleurs, en ce qui concerne les pratiques de régulation, le Liban s’est rangé à la 41e position parmi 55 économies avec un score de 35,0. Il est à noter que le pays du Cèdre a avancé d’un point dans cette catégorie, tandis que son score demeure inchangé par rapport à celui de 2011. Par contre, en ce qui concerne le soutien au cadre institutionnel, le Liban a perdu trois points avec une note de 35,0, le même score que l’an dernier.

Enfin, il est important de souligner que l’EIU a considéré que le soutien à la microfinance demeurait « faible » et « inefficace ». « Le manque de stabilité politique tout comme l’incapacité et le désintérêt du ministère de l’Intérieur et de la Banque centrale ont retardé d’indispensables réformes en matière de microfinance », a indiqué le rapport.