Le Liban perd cinq places dans le classement 2012 de l’Economist Intelligence Unit (EIU) des pays selon leur indice de démocratie. Alors qu’en 2011 le Liban occupait la 94e place du classement général et la deuxième place parmi les pays arabes, il est relayé à la 99e place parmi les 167 pays et à la troisième parmi les pays arabes ; arrivant ainsi derrière la Tunisie et la Libye.

L’indice mesure 60 indicateurs regroupés en cinq catégories : processus électoral et pluralisme, libertés civiles, fonctionnement du gouvernement, participation politique et culture politique. Chaque catégorie est évaluée sur une échelle de zéro à dix avec un indice général calculé comme une simple moyenne des cinq sous-indices. Le Liban obtient un score de 5,05 points inférieur au 5,52 points de la moyenne globale ainsi que des 5,85 points de la moyenne du score des 38 pays à revenu intermédiaire (PRITs). Le Liban est considéré comme l’un des huit régimes politiques arabes à faire partie des « régimes hybrides » alors que les autres pays appartiennent aux « régimes autoritaires », mais cette catégorisation pourrait être remise en question.