Quarante-six groupes internationaux sur 52 candidats ont été qualifiés pour participer à un appel d’offres pour des forages d’exploration de gaz et de pétrole dans les eaux territoriales du Liban, a annoncé le 18 avril le ministre sortant de l’Énergie Gebran Bassil.
Sur les 46 sociétés, 12 grands groupes sont qualifiés pour se porter candidats en tant qu’opérateurs, les 34 autres n’étant éligibles qu’à participer à un consortium mené par une autre entreprise. Le consortium peut être composé de trois sociétés réunies en joint-venture.
Les 12 candidats qualifiés pour devenir opérateurs figurent parmi les compagnies leader du secteur dans le monde, ce qui est perçu comme un signe positif de l’intérêt suscité par la prospection pétrolière et gazière dans les eaux libanaises. Il s’agit des américaines Anadarko, Chevron et ExxonMobil, de Total (France), Repsol (Espagne), Shell (Pays-Bas), Maersk (Danemark), Eni (Italie), Petrobras (Brésil), Petronas Carigali (Malaisie), Statoil (Norvège) et d’Inpex (Japon).
Tous ont eu la possibilité d’acquérir les études sismiques en 2D et 3D réalisées par des sociétés spécialisées (Spectrum et PGS) pour le compte de l’État libanais. Le fait que les études en 3D couvrent la quasi-totalité de la zone économique exclusive du Liban de 22 730 km2 représente un gain de temps précieux avant la phase d’exploration et réduit le risque lié au choix des blocs d’exploration. Plus de 95 % de la zone exclusive libanaise sera couverte en 3D après l’achèvement dans les prochaines semaines de la dernière étude confiée à Spectrum.
Le lancement de l’appel d’offres avait été fixé au 2 mai avant la démission du gouvernement Mikati. Le cabinet chargé des affaires courantes ne pourra pas signer les décrets nécessaires à l’approbation du cahier des charges. Mais le ministre sortant de l’Énergie devait en dévoiler les grandes lignes le 30 avril, dans l’espoir de tenir malgré tout les délais avant le dépôt des offres fixé au 4 novembre. Parmi les éléments indispensables à la soumission d’une offre, les compagnies attendent en particulier de savoir quels blocs seront proposés pour le premier round de licences. Elles savent déjà que le Liban a opté pour un principe de partage des revenus, mais attendent les détails.