En 2012, les Libanais ont fumé en moyenne 2379 cigarettes chacun, soit 10 paquets de cigarettes par mois selon le groupe de consulting britannique ERC. Cette consommation est trois fois supérieure à la moyenne générale dans le monde mais reste en dessous de la consommation moyenne serbe, la première du classement avec ses 3323 cigarettes fumées par habitant sur la période. Quelque 38,5% de la population adulte libanaise fume selon l’Organisation mondiale de la santé ; sur la population la masculine, cette proportion grimpe à 46,8%. Alors que la consommation mondiale de cigarettes a baissé de 11,7% entre 1990 et 2012, au Liban, elle s’est accrue de 475%, soit la deuxième plus grosse augmentation après celle de la Birmanie (+ 675%). La consommation de cigarettes de certain pays a fortement décru sur la période. Hong Kong arrive en tête de ces pays avec un recul de 70% de sa consommation de cigarettes. En Grande Bretagne, au Venezuela, Panama et en Estonie, la consommation de cigarettes a chuté de plus de 60%.
La loi 174 sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics en vigueur depuis septembre 2012 est ardemment critiquée par les propriétaires des établissements touristiques qui y voient un frein à leur activité. Pourtant selon une étude de l’université américaine de Beyrouth, la fréquentation des établissements touristiques ne semble pas avoir été impactée par cette loi : leurs revenus ont augmenté de 3% depuis son entrée en vigueur.
La production mensuelle de « Cedars », la marque de cigarette libanaise fabriquée par la Regie Libanaise des Tabacs et Tombacs, a augmenté de 4000 à 15000 paquets sur ces deux dernières années. L’afflux des réfugiés au Liban et l’arrêt de la production des cigarettes syrienne al-Hamraa ont contribué à accroitre la demande de cigarette. La production de Cedars pourrait atteindre les 40 000 paquets mensuels d’ici deux ans.


