Selon une étude lancée par le Centre arabe de recherches et études politiques au Qatar, 55% des Libanais considèrent la situation économique actuelle « très mauvaise » tandis que 40% la jugent « mauvaise » contre 5% seulement qui l’estiment « bonne ».

Dans l’ensemble, 95% des Libanais interrogés estiment que la situation économique actuelle est « mauvaise » ou « très mauvaise », soit le taux le plus élevé parmi 14 pays arabes inclus dans l’étude du centre de recherches. Ce taux est significativement plus élevé que les 67% d’interviewés dans l’ensemble de la région qui partagent le point de vue négatif des Libanais. Quelque 67% des Libanais interrogés estiment que la situation économique va se détériorer davantage dans les deux ou trois années à venir, 23% pensent que les choses ne changeront pas, tandis que 8% s’attendent à une amélioration.

Le niveau de pessimisme est le plus élevé de la région, tandis que l’optimisme est au plus bas. En comparaison, 43% des interviewés dans la région s’attendent à ce que la situation économique dans leurs pays respectifs s’améliore, 29% pensent qu’elle demeurera la même et 22% qu’elle se détériorera davantage. Selon la même étude, 39% des interrogés libanais qualifient leur situation financière de « mauvaise », 38% l’estiment « bonne », 21% la jugent « très mauvaise », alors que 2% la considèrent « très bonne ». Ce qui porte à 60% les Libanais qui jugent leur situation financière « mauvaise » ou « très mauvaise », soit le pourcentage le plus élevé parmi 14 pays de la région couverts par l’étude.