Les entrepreneurs libanais chargés des travaux publics par l’Etat n’ont pas été payés depuis mai 2013.
Cette date marque l’échéance des bons du Trésor utilisés par le gouvernement en guise de paiement.

Depuis, les bons n’ont pas été renouvelés par le ministère des Finances, affirme l’association des entrepreneurs qui menace l’arrêt complet des travaux, tant que la dette qui s’élève à près de 200 millions de dollars n’est pas acquittée.

« Cette situation crée un climat d’instabilité chez les entrepreneurs qui se voient refuser des crédits par les banques, car c’est de notoriété publique que nous ne sommes pas rémunérés pour les travaux effectués pour le compte de l’Etat », explique Fouad El Khazen, président de l’association des entrepreneurs.

« Si nous avions affaire à un cocontractant civil, nous opterions pour une solution légale. Avec l’Etat c’est différent, nous savons que le contentieux n’aboutirait pas. De plus, personne ne conteste la dette, c’est son règlement qui est en cause. »

L’association des entrepreneurs s’est déjà réunie avec le ministre des Finances par intérim Mohammad Safadi et le Premier ministre démissionnaire Nagib Mikati sans parvenir à un accord.

« Nous avons rendez-vous le 18 septembre avec le ministre des travaux publics Ghazi Aridi, qui est le premier concerné par ce problème étant donné son rôle de maitre d’ouvrage. C’est dans l’intérêt des deux partie que le problème soit réglé le plus rapidement possible », annonce Fouad El Khazen.

Contacté par le Commerce du Levant, le ministère des Finances n’a pas souhaité faire de commentaire.