La région Ile de France, en collaboration avec la municipalité de Beyrouth depuis 1999, a achevé une étude sur les espaces verts de la capitale libanaise, pour en étudier la flore. Le coût de l’étude, de 300 000 euros, a été assumé par la région Ile de France.

« Il est important de connaître le patrimoine "vert" de notre ville, afin de pouvoir le protéger au mieux, et savoir quelles espèces sont viables dans les jardins de Beyrouth en cas de plan de reboisement », explique Rachid Achkar membre du conseil de la municipalité de Beyrouth.

« Nous envisageons de rendre obligatoire la création d’un espace vert à tout bénéficiaire de l’adjonction à son terrain privé de "restes de parcelles" cédés par la municipalité. » 

Ces petites parcelles sont cédées pour faciliter l’accès à un immeuble ou pour diminuer la visibilité de la construction par rapport à la voie publique etc.
L’objectif est d’imposer la création d’un espace vert de taille équivalente.

« Ce serait une condition d’octroi des permis de construction », explique Rachid Achkar.

La région Ile de France collabore avec la municipalité de Beyrouth à d’autres projets urbains, dont la "Liaison douce".

Il s’agit de réaménager le chemin allant de la Forêt des Pins jusqu’au centre-ville de Beyrouth, « en transformant une partie des rues, en y ajoutant une voie cyclable, et des trottoirs aménagés pour contenir des espaces verts et prévoir des activités. »

Ces projets s’inscrivent dans une politique "verte" de la municipalité, et sont accompagnés par les rénovations que connaissent en ce moment certains jardins de Beyrouth, comme le jardin de Sanayeh et celui de William Hawi à Geitaoui (voir Le commerce du Levant N°5643).