Iridium World Communications Ltd a fait savoir au juge des faillites de Manhattan qu’il n’avait reçu aucune offre de renflouement pour lui épargner la liquidation judiciaire et qu’en conséquence il entamera la procédure de déplacement des satellites hors de l’orbite terrestre. L’avocat d’Iridium William Perlstein a dit au juge que la société avait eu des discussions avec trois groupes, sans pouvoir parvenir à un accord qui réponde à ses demandes. L’avocat n’a pas dit quels étaient ces groupes. Dans les faits, la déclaration de l’avocat à la Cour marque la fin d’un ambitieux projet de 5 milliards de dollars visant à assurer des communications téléphoniques dans le monde entier par le biais d’un réseau de 66 satellites placés en orbite stationnaire. Iridium a été placé sous tutelle judiciaire en août 1999. Les ventes de matériels et de services se sont révélées fort décevantes. Services et matériels étaient jugés trop chers, les téléphones trop encombrants et la qualité de service sommaire. Le juge des faillites a autorisé un budget de liquidation chargé de couvrir jusqu’au 30 avril les dépenses visant à ramener les satellites sur terre, qui seront consumés en rentrant dans l’atmosphère, et à liquider les actifs restants de la société. Motorola, qui avait conçu et bâti le réseau, gérait les satellites, mais a annoncé la fin du fonctionnement du réseau et l’arrêt des services le 15 mars.