Les familles libanaises dépensent en moyenne 20 853 dollars par an, selon l’enquête établie par l’Administration centrale de la statistique (ACS) et financée par la Banque mondiale.
Publiée le 1er mars, l’étude a été réalisée de juin 2011 à juin 2012 à partir d’un échantillon aléatoire de 4 805 ménages vivant au Liban, toutes nationalités confondues. Au total, 2 746 ménages ont participé, soit 57 % des foyers sélectionnés. Cette enquête rend essentiellement compte des dépenses liées à la consommation. Les impôts directs, les transferts d’argent, les dépenses d’investissement, les remboursements de prêts ou encore les frais professionnels ne sont pas comptabilisés. En comparaison avec la précédente enquête de l’ACS menée entre 2004 à 2005, les dépenses des ménages ont augmenté de 62,7 % en sept ans. Mais cette variation n’est pas corrigée de l’évolution des prix durant cette période. L’évolution des dépenses à prix constants n’est pas fournie par l’étude.
La majorité des dépenses, 28,5 % (soit
5 910 dollars), sont dédiées au logement, à l’eau, au gaz et à l’électricité. Le plus grand écart régional des dépenses moyennes sur ce poste étant entre Beyrouth (7 650 dollars, soit 36 % du budget) et la Békaa (4 940 dollars, 26 % du budget).
Le loyer représenterait à lui seul 58 % de ce budget (soit 3 440 dollars). Un chiffre à relativiser toutefois, puisqu’il ne se fonde pas uniquement sur des dépenses réelles, mais considère comme une dépense l’estimation de la valeur locative mensuelle des logements de 46 % des personnes interrogées, ainsi qu’une correction statistique veillant à équilibrer le taux de non-réponse sur ce poste.
En deuxième place, les produits alimentaires et les boissons non alcoolisées représentent 21 % du budget moyen (4 270 dollars), dont 42 % dépensés en viande et en légumes. Dans le Nord, ce budget est de 5 700 dollars, de 4 400 dollars dans la Békaa, de 4 000 dollars dans le Sud et d’environ 3 800 dollars à Beyrouth et au Mont-Liban. À l’inverse, les dépenses en restaurants et hôtels (2,6 % du budget total) sont les plus élevées à Beyrouth et au Mont-Liban (environ 600 dollars, contre 400 dollars en moyenne pour les autres régions). Quelque 13 % du budget des ménages est consacré au transport (40 % pour le carburant), avec 7 points d’écart entre Beyrouth et le Mont-Liban. La santé et les soins correspondent à 8 % du budget, dont plus de la moitié en produits pharmaceutiques.
L’éducation représente 6 % du budget, essentiellement en frais d’inscriptions. Le Nord et la Békaa y consacrent 850 dollars, le Sud 970 dollars, le Mont-Liban et Beyrouth 1 500 dollars. Les loisirs et la culture arrivent en avant-dernière position et représentent 2,3 % des dépenses moyennes des ménages (dont 30 % en achats de livres), juste devant l’alcool et le tabac (1,6 %) ; le tabac représentant 93 % de cette dernière catégorie, soit 300 dollars en moyenne.