Un article du Dossier

Les investisseurs libanais en Irak dans l’expectative

Fransabank
Date d’installation en Irak : 2014
Nombre d’employés en Irak : 23
Dotation en capital en Irak : 14 millions de dollars
Bilan en Irak : ND (ouverture très récente)
Dépôts en Irak : ND

La Fransabank est la plus récente des banques libanaises à ouvrir des agences en Irak. Début avril 2014, elle a inauguré deux branches, l’une à Bagdad, l’autre à Erbil, au Kurdistan. « L’installation a pris 18 mois et n’a pas été plus longue ou plus complexe que dans d’autres pays du Moyen-Orient. Les autorités irakiennes favorisent l’entrée d’investisseurs étrangers », explique Georges Andraos, directeur de l’international à la Fransabank. « Nos agences sont encore en phase de démarrage et le conflit actuel n’a pas eu pour l’instant de conséquences directes sur notre activité », précise Georges Andraos. Dans ses deux agences, la banque dispose d’une équipe de 20 employés, dont trois Libanais, les cadres et employés irakiens ayant suivi une période de formation à Beyrouth pendant plusieurs mois, avant de prendre leurs fonctions en Irak. Comme la plupart des banques libanaises, la Fransabank a joué le rôle de banque correspondante pour des banques privées et publiques irakiennes, avant de s’implanter sur place. « Ce n’est que depuis cinq ans que les banques privées prennent une place plus importante sur le marché bancaire, mais cela fait quinze ans que nous entretenons de fortes relations avec l’Irak », affirme Georges Andraos. En tant que banque correspondante, la Fransabank procède à différentes opérations : financement du commerce, émission de garanties, paiements internationaux... L’implantation en Irak a surtout pour objectif de développer dans un premier temps les prêts aux grandes entreprises locales et aux compagnies libanaises installées en Irak, et dans une moindre mesure aux PME irakiennes. « L’activité corporate sera notre principal axe de développement pendant la première année d’exercice. Nous avons encore besoin de consolider notre présence en Irak avant de débuter des activités de crédit aux particuliers, probablement d’ici à un an. Le crédit aux individus n’est pas simple en Irak, essentiellement en raison du taux de bancarisation très limité, mais en même temps, il représente une aubaine pour les banques sur place. » La banque espère rentabiliser son investissement au bout de sa troisième année en Irak. « Nous avons décidé de ne pas être conservateurs, mais de jouer un rôle très actif. Nous souhaitons disposer rapidement d’un bon volume de dépôts, diversifier nos prêts, participer au financement de grands projets en syndication avec d’autres banques », assure Georges Andraos. D’ici à trois ans, la Fransabank souhaite ouvrir deux à trois agences supplémentaires dans différentes villes irakiennes, mais réévaluera en 2015 la situation sécuritaire avant d’effectuer ce nouveau pas, selon le directeur à l’international de la Fransabank.

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