Les organismes économiques ont appelé le 12 septembre à l’élection rapide d’un président de la République, mettant en garde contre un effondrement économique en cas de vacance prolongée à la tête de l’Etat.

« Le pays part à la dérive, les institutions sont paralysées et depuis plus de quatre mois, nous avançons à tâtonnement, sans chef de l'État », a déploré le président des organismes économiques, Adnane Kassar, qui a appelé les députés à revenir au jeu démocratique et à exercer leur devoir d'élus.

Le président de la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth et du Mont-Liban (CCIAB), Mohammad Choucair, s’est interrogé : « quel homme d'affaires voudrait investir dans un Liban sans président ? Quel touriste voudrait s'y aventurer sans président ? Quel État voudrait nous aider financièrement sans président ? Les seuls qui se sentent bien dans ce vide institutionnel qu'est devenu le pays sont les terroristes et les voleurs ».

De son côté, le président de l'Association des commerçants de Beyrouth (ACB) Nicolas Chammas a averti les députés : « vous n'avez plus le choix, si vous voulez sauver le pays, le 23 septembre doit être la date de l'élection d'un président de la République ».

Selon le président de l'Association des industriels libanais (Ail) Fady Gemayel, « les pertes en termes d’investissements que le Liban a subies entre 2011 et 2014 peuvent se chiffrer à 13 milliards de dollars, soit un tiers du PIB ».