Vitas est installé au Liban depuis 1999. Quel bilan dressez-vous des 15 années ?
Vitas est l’un des principaux acteurs de la microfinance au Liban. Nous avons commencé en tant qu’organisation non gouvernementale (ONG) locale rattachée à l’ONG internationale “Global Communities” – avec l’objectif de contribuer au développement économique du pays – avant de devenir en 2007 une société financière régulée par la Banque du Liban (BDL) et spécialisée dans la microfinance. Sur les quinze dernières années, nous avons facilité l’octroi de 146 000 microcrédits à quelque 70 000 micro-entrepreneurs pour une valeur totale de 240 millions de dollars. Plusieurs secteurs en ont bénéficié, dont l’écotourisme, l’artisanat et les petites industries (alimentaire, couturière, etc.).
Comment fonctionnez-vous ?
Notre rôle est de mettre en relation des personnes ou des entités établies dans des zones rurales ou urbaines défavorisées avec des banques commerciales afin qu’elles obtiennent l’aide nécessaire au lancement ou au soutien de leurs affaires. Beaucoup de ces personnes ou entités n’ont jamais été dans un établissement bancaire. Nous les y incitons en les démarchant par du porte à porte et en nous appuyant sur un vaste réseau de 180 employés, dont une partie a été recrutée au sein même de ces villages ou communautés que nous avions visités. Nous avons également conclu des partenariats avec trois banques pour assurer l’octroi de fonds : il s’agit de la Fransabank, du Crédit libanais et de Jammal Trust Bank.
Vitas est désormais présent dans sept pays. Où se situe le Liban en termes de pénétration de la microfinance ?
Chaque pays est différent. Le Liban a la particularité d’avoir un secteur bancaire actif et concurrentiel, qui n’existe pas forcément ailleurs. En revanche, certaines failles existent, comme le faible nombre d’agences bancaires en zones rurales. Les risques sécuritaires, qui ont gagné en ampleur ces derniers temps, rendent aussi l’environnement opérationnel plus contraignant. En ce qui concerne le taux de pénétration des microcrédits, le Liban est plutôt en position confortable, mais nous ne disposons pas de chiffres précis à ce niveau. Cela est dû au grand nombre d’organisations travaillant dans ce secteur, dont certaines opèrent sous le parapluie de la BDL, d’autres pas.
Craignez-vous que le ralentissement actuel affecte le secteur ?
Du côté de l’offre, les critères d’octroi de microcrédits n’ont pas changé d’un iota, tandis que la demande se maintient jusque-là. En ce qui concerne les créances douteuses, leur part a toujours évolué autour de 2 % du portefeuille global, avec des pics à 4 % durant quelques années. C’est encore le cas aujourd’hui.
Quels sont vos plans d’avenir ?
Notre objectif est de doubler nos opérations au cours des cinq prochaines années et de nous concentrer davantage sur les zones rurales.
Vitas est l’un des principaux acteurs de la microfinance au Liban. Nous avons commencé en tant qu’organisation non gouvernementale (ONG) locale rattachée à l’ONG internationale “Global Communities” – avec l’objectif de contribuer au développement économique du pays – avant de devenir en 2007 une société financière régulée par la Banque du Liban (BDL) et spécialisée dans la microfinance. Sur les quinze dernières années, nous avons facilité l’octroi de 146 000 microcrédits à quelque 70 000 micro-entrepreneurs pour une valeur totale de 240 millions de dollars. Plusieurs secteurs en ont bénéficié, dont l’écotourisme, l’artisanat et les petites industries (alimentaire, couturière, etc.).
Comment fonctionnez-vous ?
Notre rôle est de mettre en relation des personnes ou des entités établies dans des zones rurales ou urbaines défavorisées avec des banques commerciales afin qu’elles obtiennent l’aide nécessaire au lancement ou au soutien de leurs affaires. Beaucoup de ces personnes ou entités n’ont jamais été dans un établissement bancaire. Nous les y incitons en les démarchant par du porte à porte et en nous appuyant sur un vaste réseau de 180 employés, dont une partie a été recrutée au sein même de ces villages ou communautés que nous avions visités. Nous avons également conclu des partenariats avec trois banques pour assurer l’octroi de fonds : il s’agit de la Fransabank, du Crédit libanais et de Jammal Trust Bank.
Vitas est désormais présent dans sept pays. Où se situe le Liban en termes de pénétration de la microfinance ?
Chaque pays est différent. Le Liban a la particularité d’avoir un secteur bancaire actif et concurrentiel, qui n’existe pas forcément ailleurs. En revanche, certaines failles existent, comme le faible nombre d’agences bancaires en zones rurales. Les risques sécuritaires, qui ont gagné en ampleur ces derniers temps, rendent aussi l’environnement opérationnel plus contraignant. En ce qui concerne le taux de pénétration des microcrédits, le Liban est plutôt en position confortable, mais nous ne disposons pas de chiffres précis à ce niveau. Cela est dû au grand nombre d’organisations travaillant dans ce secteur, dont certaines opèrent sous le parapluie de la BDL, d’autres pas.
Craignez-vous que le ralentissement actuel affecte le secteur ?
Du côté de l’offre, les critères d’octroi de microcrédits n’ont pas changé d’un iota, tandis que la demande se maintient jusque-là. En ce qui concerne les créances douteuses, leur part a toujours évolué autour de 2 % du portefeuille global, avec des pics à 4 % durant quelques années. C’est encore le cas aujourd’hui.
Quels sont vos plans d’avenir ?
Notre objectif est de doubler nos opérations au cours des cinq prochaines années et de nous concentrer davantage sur les zones rurales.


