Le groupe genevois Union bancaire privée (UBP), fondé et dirigé par le banquier suisse d'origine libanaise, Edgar de Piciotto, a finalisé fin mars l'acquisition de Coutts, la filiale de gestion de fortune du britannique Royal Bank of Scotland (RBS). Il s'agit de la plus grande acquisition d'UBP depuis le rachat pour 100 millions de livres sterling (environ 151 millions de dollars de l'époque) de la banque privée de Lloyds Banking Group en mai 2013.
Si le montant de la transaction n'a été confirmé par aucune des parties, la direction de Royal Bank of Scotland avait cependant fait savoir, au moment d'annoncer son intention de se séparer de sa filiale l'été dernier, qu'elle espérait que cette vente lui rapporte aux alentours d'un milliard de dollars. Plus récemment, elle avait estimé que le prix dépendrait des actifs sous gestion lors de la finalisation de la vente – plus de 31 milliards de dollars–, ajoutant que la cession se ferait avec une prime par rapport à leur valeur comptable. Dans son édition du 26 mars, le Financial Times avait de son côté rapporté qu'UBP devrait débourser de 600 à 800 millions de dollars pour ce rachat, citant deux sources proches du dossier.
Le directeur général d'UBP, Guy de Piciotto, l'un des fils du président du groupe, a qualifié l'opération « d'étape majeure » dans la stratégie de reconstitution d'une base d'actifs fortement entamée par la crise financière : fin 2014, UBP avait plus de 102 milliards de dollars sous gestion contre un pic de 140 milliards de dollars en 2007. La banque suisse fait également un pas supplémentaire dans le cadre de sa stratégie de pénétration du marché asiatique. UBP a ainsi précisé que les parts rachetées portent sur les activités gérées depuis Singapour et Hong Kong ; ainsi que la Suisse, Monaco et le Proche-Orient. En 2014, le groupe a réalisé plus de 171 millions de dollars de bénéfices.
Coutts, dont la création remonte à 1692, dispose d'une trentaine de branches réparties entre le Royaume-Uni, la Suisse, Hong Kong, Dubaï, Singapour, Monaco ou encore les îles Caïmans.
Si le montant de la transaction n'a été confirmé par aucune des parties, la direction de Royal Bank of Scotland avait cependant fait savoir, au moment d'annoncer son intention de se séparer de sa filiale l'été dernier, qu'elle espérait que cette vente lui rapporte aux alentours d'un milliard de dollars. Plus récemment, elle avait estimé que le prix dépendrait des actifs sous gestion lors de la finalisation de la vente – plus de 31 milliards de dollars–, ajoutant que la cession se ferait avec une prime par rapport à leur valeur comptable. Dans son édition du 26 mars, le Financial Times avait de son côté rapporté qu'UBP devrait débourser de 600 à 800 millions de dollars pour ce rachat, citant deux sources proches du dossier.
Le directeur général d'UBP, Guy de Piciotto, l'un des fils du président du groupe, a qualifié l'opération « d'étape majeure » dans la stratégie de reconstitution d'une base d'actifs fortement entamée par la crise financière : fin 2014, UBP avait plus de 102 milliards de dollars sous gestion contre un pic de 140 milliards de dollars en 2007. La banque suisse fait également un pas supplémentaire dans le cadre de sa stratégie de pénétration du marché asiatique. UBP a ainsi précisé que les parts rachetées portent sur les activités gérées depuis Singapour et Hong Kong ; ainsi que la Suisse, Monaco et le Proche-Orient. En 2014, le groupe a réalisé plus de 171 millions de dollars de bénéfices.
Coutts, dont la création remonte à 1692, dispose d'une trentaine de branches réparties entre le Royaume-Uni, la Suisse, Hong Kong, Dubaï, Singapour, Monaco ou encore les îles Caïmans.


