Lors de la vente aux enchères pour jeunes collectionneurs, The Young Collectors Auction, organisée par la galerie Ayyam à Dubaï le 12 mai, neuf œuvres d’artistes libanais étaient proposées à l’encan. Six ont trouvé preneur pour un montant global de 43 400 dollars (commission de 20 % incluse). Parmi eux, c’est Nadim Karam, né en 1957, qui arrive en tête de liste : sa toile intitulée “The Lady of the Levant Under Fire” (2013) a été adjugée à 24 000 dollars, en phase avec ses estimations initiales. Sur les 73 lots présentés lors de cette vente, 58 ont été adjugés à des prix allant de 1 080 à 80 400 dollars, pour un montnat total de 807 400 dollars (commissions incluses). Ce sont les artistes syriens qui ont tenu le haut du pavé : une toile de Safwan Dahoul est ainsi partie pour 80 400 dollars, la plus importante adjudication de l’enchère. Âgé d’une cinquantaine d’années, Safwan Dahoul, qui vit désormais à Dubaï, figure parmi les grands noms de la peinture contemporaine syrienne : ses toiles sont hantées par le rêve récurrent d’une seule et même femme qu’il esquisse en noir et blanc. En 2013, l’une d’entre elles est partie pour 99 750 dollars lors d’une vente Christie’s aux Émirats arabes unis. Mais c’est sans conteste l’artiste syrien Louay Kayyali qui a le mieux tiré son épingle du jeu, avec sa peinture “Malula” (1964). Évalué entre 50 000 et 70 000 dollars, c’est l’un des lots présentés à avoir dépassé ses estimations initiales. Présentée en 2013 lors d’une vente Ayyam, cette toile avait été adjugée 28 000 dollars (pour une évaluation comprise entre 12 000 et 18 000 dollars). La galerie Ayyam, qui s’est installée à Beyrouth en 2008, entend promouvoir l’art du Levant dans le monde et spécialement les jeunes générations. Ce qui explique cette initiative : lancée en 2009, la Young Collectors Auction propose des œuvres d’artistes émergents de la région à des prix relativement abordables (moins de 10 000 dollars). Elle a lieu deux fois l’an.