Le Liban a besoin de restaurer la stabilité politique et de lancer des réformes économiques afin d'assurer une stabilité macroéconomique et attirer des investissements étrangers, affirme l'Union des banques arabes dans son dernier rapport. « Puisque la stabilité macroéconomique est le résultat de la croissance économique et de la stabilité politique, les pays tels que l'Égypte, le Liban et le Yémen ont besoin de stabilité politique et de réformes structurelles afin d'attirer des investissements », note le rapport.

L'Union des banques arabes rappelle que le Liban a été classé avant-dernier dans le monde en termes de stabilité macroéconomique en 2014-2015, selon une étude de la Banque mondiale sur la compétitivité.
« Ce classement peut être le résultat de l'importante dette publique du pays, estimée à 132 % du PIB en 2015, et une croissance atone de 2,5 % prévue cette même année, résultat de l'impasse politique et des conséquences de la crise syrienne », souligne le rapport de l'Union des banques arabes.
Il indique en outre que l'élection d'un président de la République est essentielle pour la crédibilité du Liban et le retour des affaires et de la confiance des consommateurs. « La croissance économique reposant surtout sur la stabilité politique, l'élection présidentielle est nécessaire pour restaurer la confiance des consommateurs et celle des investisseurs, dans un environnement régional instable », ajoute le rapport.

L'Union des banques arabes met enfin en garde contre une explosion du déficit public qui devrait atteindre 5,1 milliards de dollars en 2015, contre 3,1 milliards l'année dernière. Il devrait ainsi atteindre 9,1 % du PIB, en raison notamment d'une augmentation des dépenses qui devraient atteindre 15,5 milliards de dollars.