Les nouveautés se comptent par dizaines mais, pour ne pas accentuer la dose de frustration,
on en a choisi 3… qui ont en plus la faculté de vous faire réaliser des économies.
Comment utiliser des logiciels sans les acheter
Innovation, nouvelle économie... les adjectifs sont nombreux pour qualifier cette approche émergente : l’Application Service Provider (ASP).
Samer Hanna, PDG de la société Trinec, est le premier à lancer au Liban un service de ce genre.
Le fournisseur d’applications partagées met à la disposition de ses abonnés de prestigieux logiciels dans le cadre d’un contrat de location mensuel. L’infrastructure informatique nécessaire (le Data Center) est constituée de serveurs d’applications, de passerelles de communication et de moyens télécoms. Les applications et les données de chaque utilisateur seront hébergées sur ces serveurs.
Le lien avec l’ordinateur du client sera réalisé au travers de la passerelle qui effectuera la compression/décompression des images d’écran et les transmettra par les moyens télécoms disponibles : lignes louées analogiques ou digitales ou encore transmission par modem traditionnel par accès réseau à distance (Dialup Networking).
L’ordinateur du client sera utilisé comme un terminal graphique, il devra simplement lancer une application permettant l’affichage des écrans reçus.
Deux choix sont possibles : soit une connexion directe aux serveurs du Data Center via un logiciel d’affichage d’écran (solution la plus économique), soit l’utilisation d’une liaison Internet avec accès au site de la société.
Cette solution présente de nombreux avantages : l’ordinateur du client peut être un PC d’une vieille génération et ne doit donc pas disposer des ressources nécessaires à l’exécution des logiciels partagés (processeur rapide, taille mémoire RAM ou disque dur). La vitesse de communication nécessaire ne dépassant pas 10 Kbps, la connexion au centre ne consomme que très peu de bande passante. Ceci permet de connecter un grand nombre d’utilisateurs. Enfin, les logiciels étant partagés, l’utilisateur n’aura pas à s’enquérir du paiement des licences d’exploitation ou les acheter, il ne paiera que la quote-part de location des applications employées et celle réservée au service du Data Center. De plus, la sécurité d’accès et les sauvegardes régulières sont assurées par le Data Center.
Une palette importante de logiciels connus sont offerts en location : Windows 2000 Desktop, MS Outlook 2000, MS SQL Server 7, Microsoft Office 2000 (anglais-arabe), ERP – Enterprise Resource Planning (comptabilité, gestion des immobilisations, des ressources humaines, de projets, des achats et approvisionnement…) et la série de logiciels de formation SmartForce. Les logiciels libanais suivants sont offerts : Dolphin Applications de Software Design, Paragon Application de Business Software et Softoffice de Softmind.
Exemples de tarification : connexion au Data Center 25 $/mois comprenant 100 MB d’espace disque, location de la suite Office 2000 de Microsoft 25 $/mois, location d’un accès Internet et utilisation de Internet Explorer 15 $/mois…
Le marché des ASP est promis à une évolution très rapide. En effet, les fournisseurs de logiciels, Microsoft en tête, tentent d’endiguer le problème de copies illicites exploitées dans le monde. À cela s’ajoutent les problèmes liés au développement rapide des technologies de l’information : les nouvelles versions des applications utilisées nécessitent de plus en plus de ressources. Certains utilisateurs n’arrivent pas à suivre la cadence de renouvellement de leur parc. Gartner Group estime qu’en 2004 les revenus locatifs de ce marché seraient de 11 milliards de dollars.
“Bluetooth” ou comment créer sa bulle !
“Créer sa bulle” est un slogan lancé par le constructeur finlandais Nokia, un des membres fondateurs de la “Bluetooth Special Interest Group”. Les autres membres font partie des premiers de l’industrie informatique et de télécommunication. Bluetooth est un standard de connectivité sans fil. Sa technologie est basée sur une connexion par ondes hertziennes à 2.4 GHz, capable de communiquer, avec sécurité et confidentialité, avec tout appareil doté du même composant dans un rayon de 10 mètres.
Dans un proche avenir, ce composant risque de se retrouver dans nos appareils familiers et tout équipement électronique que nous utilisons.
Pour comprendre son fonctionnement, développons quelques exemples :
• Connexion entre téléphones portables : lors d’une réunion, les téléphones portables situés dans un rayon de 10 m ont la possibilité de communiquer entre eux. La bulle se forme entre les différents membres du groupe. Il est ainsi possible de partager les informations désirées en sélectionnant le ou les destinataires qui seraient affichés sur l’écran du portable.
• Connexion entre un ordinateur du bureau et un ordinateur portable : quand les deux appareils se trouvent dans un rayon où il leur serait possible de se reconnaître, ils pourraient communiquer de la même façon que s’ils se trouvaient connectés en réseau.
• Connexion entre un téléphone portable et le système de sécurité de votre véhicule : arrivé dans un rayon de 10 m, le système de sécurité installé sur le véhicule reconnaît le code du portable qui agirait telle une clé d’alarme.
• Connexion entre un téléphone portable et une caisse enregistreuse : arrivés à proximité de la caisse, les deux systèmes se mettent en contact. Le montant à payer sera affiché sur l’écran du portable. Le paiement sera effectué quand la caisse enregistreuse aura reçu les informations de la carte (ou compte) de crédit ainsi que la signature digitale du client contenus dans son portable.
• Connexion entre le four à micro-ondes et le poste de télévision : à la fin de la cuisson programmée, le four envoie un message au poste de télévision qui sera affiché à l’écran en surimpression.
Comme nous venons de le constater, cette technologie aura une influence marquée sur nos comportements.
Les professionnels estiment que l’introduction de ce composant dans les appareils électroniques est, au stade actuel, une opération coûteuse. En effet, la concurrence aidant, les faibles marges dégagées ne permettent pas sa généralisation. Raisonnablement, il est possible d’envisager que certains appareils haut de gamme intégreraient ce composant dans leurs futures versions.
Internet sans ordinateur
“Yap Jack” le nouveau produit lancé par Net2Phone arrive au Liban. Créé en association entre la firme sud-coréenne Samsung et Net2Phone, cette boîte magique est un ordinateur Internet en miniature. Pour la faire fonctionner, un simple poste téléphonique et une prise murale donnant accès à la ligne téléphonique sont nécessaires. Comment fonctionne-t-elle ?
Au moment de son installation, l’utilisateur introduira le numéro de téléphone de son fournisseur d’accès Internet (ISP), son identification d’utilisateur (Username) et son mot de passe (Password). Il fournira ensuite le numéro d’identification de sa carte prépayée Net2Phone et le mot de passe. Le tour est joué : il pourra appeler n’importe quel poste téléphonique à l’étranger en passant par le réseau Internet aux tarifs préférentiels de cette firme.
Au moment de faire un appel, l’utilisateur formera le numéro de téléphone de son correspondant de la même façon que s’il se trouvait aux États-Unis et raccrochera son combiné téléphonique. Au bout d’une minute environ le téléphone sonne et la communication est établie. Il en coûtera à l’utilisateur 0.08 $ par minute pour la France, 0.05 $ par minute pour l’Angleterre…
À l’utilisation, le système paraît fiable et la communication de bonne qualité. Presque aucun écho n’est perceptible. La documentation explique cette amélioration par la compression/décompression de la voix lors des échanges avec Internet.
Sur le plan réglementaire, apparemment rien à se reprocher. En effet, les licences d’importation ont été délivrées à l’entrée en douane ; les appareils sont donc agréés.
Coût de Yap Jack : 210 $.
Les cartes prépayées de Net2Phone sont disponibles à 25, 50 ou 100 $.


