Face à l’augmentation des litiges, en particulier dans le secteur de l’immobilier et du bâtiment, l'ordre des ingénieurs de Beyrouth a décidé de la création d’un nouveau centre d'arbitrage. « Les arbitres seront des professionnels, dotés de l’expertise et de l’expérience nécessaires, ce qui concerne la gestion de contrats ou le règlements de litiges », a expliqué le président de l'Union des ingénieurs libanais, Khaled Chéhab, lors d’une conférence. Ce dernier n'a cependant pas précisé les délais de mise en œuvre de cette nouvelle structure ni d'ailleurs le contenu ou la chartre sur lequel la structure libanaise s'appuiera pour ses arbitrages.  
L’arbitrage est en effet un mode de réglement des conflits non judiciaire. A défaut d'une réglementation, ces centres s'abritent, en général, derrière des structures reconnues comme la Chambre de commerce internationale de Londres ou celle de Paris. Si l'Etat  n'intervient pas dans la procédure d'arbitrage, il vérifie cependant que l'application de la décision n'est pas contraire à l'ordre public.