Selon la dernière étude de Global Financial Integrity (GFI) portant sur les flux financiers illicites (FFI) en provenance des pays en développement, la moyenne annuelle des FFI au départ du Liban sur la période 2004-2013 a atteint 19,9 milliards de dollars.
Cela représente l'équivalent de 1,99 milliard de dollars par an. Cette moyenne est inférieure à la moyenne mondiale (5,4 milliards de dollars) comme à la moyenne des pays arabes (2,7 milliards).
La moyenne libanaise est également en baisse depuis la dernière étude publiée la GFI en janvier 2013, date à laquelle les FFI en provenance du Liban avaient été estimés 21 milliards entre 2001 et 2010.
L'organisation non gouvernementale basée à Washington définit les FFI comme toute ressource ayant été illégalement obtenue, transférée ou utilisée. Cela inclut tous les flux de capitaux sortant non comptabilisés à l'origine de l'accumulation d'actifs étrangers par des résidents qui contreviennent aux lois applicables et au cadre réglementaire existant.
L’argent illégalement gagné ou transféré est destiné à disparaître de tout enregistrement dans le pays d'origine, et le bénéfice sur le stock de flux financiers illicites à l'extérieur d'un pays en général ne revient pas à son pays d'origine.
Les flux financiers illicites sont évalués par la combinaison de deux méthodes de calcul : le Gross Excluding Reversals (GER) et le Hot Money Narrow (HMN). Le premier correspond à une méthode permettant de calculer les sorties brutes de capitaux illicites, définies comme une sous-facturation des exportations et une sous-facturation des importations. De son côté, la méthode HMN extrait les flux de capitaux illicites à partir de fuites dans la balance des paiements.
Le Liban représente 4,1 % des FFI en provenance des pays arabes et 0,3 % des FFI dans le monde entre 2004 et 2013. Il est classé  au 54e rang parmi 145 pays en développement.
En parallèle, selon GFI, des flux de capitaux illicites ayant transité par fuite de la balance des paiements  ont totalisé 16,1 milliards de dollars entre 2004 et 2013, soit une moyenne de 1,6 milliard de dollars par an durant la période couverte.
D'autre part, les flux de capitaux illicites sur une base GER – qui correspondent à une sous-facturation des exportations et des importations – ont totalisé 3,8 milliards de dollars sur la même période, soit une moyenne de 380 millions par an.