En réponse aux craintes liées aux lacunes de l'aéroport international Rafic Hariri en matière de sécurité – relayées par le ministre de l’Intérieure Nouhad Machnouk, le jour de l’attentat de Bruxelles - le ministre des Travaux publics et des Transports, Ghazi Zeaïter, a mis en cause l’absence de crédits. Lors d’une conférence fin mars, il a précisé qu’il manquait « des crédits pour les équipements techniques et administratifs relatifs à la sécurité à l'aéroport de Beyrouth. » 
 
Le ministre a évoqué deux grands projets à entreprendre, qui ont été lancés depuis 2010 sans jamais avoir été finalisés : l'un d'eux est la construction de l'enceinte de l’aéroport, dont le budget est estimé à 1,4 million de dollars, et le second, la modernisation du tapis de transport des bagages, dont le coût s’élève à 3,5 millions de dollars. Malgré ces retards de mise en oeuvre le ministre s’est montré rassurant. « L'aéroport de Beyrouth est l'un des plus sûrs au monde en ce qui concerne la sécurité, et cela en dépit de toutes les insuffisances », a-t-il dit.