Depuis le 24 mars, une nouvelle circulaire (n° 415) de la Banque du Liban interdit aux banques et institutions émettrices de cartes de commercialiser des cartes prépayées. Comme les cartes de débit, elles permettent de payer des achats en magasin ou sur Internet, mais aussi de retirer des espèces via les distributeurs automatiques de billets, à la seule différence qu'elles ne sont pas liées à un compte bancaire. Selon la BDL, ces cartes représentent 21,1 % du marché des cartes de paiement délivrées par les banques en septembre 2015, contre 6,7 % fin 2012, enregistrant ainsi une croissance de 92,8 % entre 2010 et 2015.
Cet anonymat encourage leur usage à des fins de blanchiment – voire de préparatifs d’attentats terroristes, comme pour ceux du 13 novembre à Paris. D’où l’inquiétude des autorités de régulation européennes, mais aussi désormais libanaises. « Les parties concernées ont jusqu'au 30 septembre 2016 pour prendre les mesures nécessaires afin de régler les comptes des cartes prépayées existantes, et ne peuvent pas être rechargées dans l'intervalle », lit-on dans la circulaire.


