L'Organisation de coopération et de développement économique et le Forum mondial sur la transparence fiscale, ont annoncé que le Liban s'est engagé à appliquer l'échange automatique d'informations fiscales dès septembre 2018.

Après consultation du Premier ministre, le ministère des Finances a émis une demande d’adhésion du Liban au Forum mondial, a confirmé le directeur général Alain Bifani dans un entretien à L’Orient-Le Jour. Cette organisation a été restructurée après la crise économique de 2008, lorsque les membres de l'OCDE et du G20 ont décidé qu'il n'était plus question que certains pays facilitent la fraude fiscale. Elle a pour but d'assurer l'application des normes internationales de transparence et d'échange d'informations fiscales.
 
Menacé de stigmatisation internationale, le Liban a adapté sa législation en fin d’année 2015, mais sans aller jusqu’à adopter la nouvelle norme promue par le Forum mondial depuis 2014. Avec l’affaire des « Panama papers », la communauté internationale et le G20 ont exigé l’adoption de cette nouvelle norme par tous. Le Liban s’y est donc résolu, de même que les derniers récalcitrants, à savoir Bahreïn, Panama et Vanuatu.