La demande des Libanais sur le marché immobilier a baissé de 12,5 % au premier trimestre 2016 en glissement annuel, avec une moyenne mensuelle de 42,5 points, contre 48,5 points au premier trimestre 2015, selon le dernier indice de la demande sur le marché de l'immobilier de la Byblos Bank. Ce score est inférieur de 33,8 % à la moyenne mensuelle de l'indice depuis juillet 2007 et représente une baisse de 67,6 % par rapport au pic enregistré pour le second trimestre 2010 (131 points).

L'indice se base sur ses données recueillies via une enquête-sondage, menée par l'institut Statistics Lebanon tous les mois auprès d'un échantillon aléatoire de 1 200 résidents libanais.

Au premier trimestre, seuls 4,8 % des Libanais ont déclaré planifier d'acheter ou de construire un bien immobilier dans les six prochains mois. Cette proportion s'élevait à 7,2 % en moyenne entre juillet 2007 et mars 2016, avec un pic à 14,8 % au second trimestre 2010.

« Les prix élevés sur le marché – surtout en comparaison avec le revenu par habitant des Libanais – ainsi que l'insécurité de l'emploi et la baisse des opportunités de travail, maintiennent la demande locale de l'immobilier à des niveaux bas », commente le directeur du département de recherche du groupe Byblos Bank, Nassib Ghobril, dans un communiqué.

Selon l’indice, Beyrouth est la région où la demande est la plus forte, suivie par le Nord-Liban, le Mont-Liban, le Sud-Liban et la Békaa. En outre, seuls Beyrouth (+6 %) et le Sud-Liban (+6,2 %) ont enregistré une hausse de la demande contre des baisses de 41,2 % dans la Békaa, de 29,8 % dans le Nord-Liban, et de 2 % au Mont-Liban.